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lundi, 01 août 2005

Retour d’Irlande

Avant Houellebecq et Dantec, prenant ces idoles de vitesse, avant même Fuentec, Nuecq et Emard-Cottec, L’annexe effectue sa rentrée littéraire.
Les vacances ont été profitables, avec notament un séjour à Dublin, ville dont j’ai rapporté deux albums photos (voir colonne de droite) consacrés à Joyce.
Et dans les prochains jours, promis, deux chroniques irlandaises.

*

Merci à Raphaël Juldé, qui a mis en ligne sur son site l'article qu'il avait consacré au roman Le nom dans le Journal de la Culture :
http://megalo-monjournal.chez.tiscali.fr/lenom.htm

samedi, 18 juin 2005

Stendhal Erasmus

Les écrivains connaissent les diverses bourses d'écriture (découverte, encouragement, création, allocation sabbatique) qui peuvent être accordées par le Centre national du livre. Les Centres régionaux du livre ont aussi une politique d'aide aux auteurs, consistant en bourses et séjours en résidence.

Ce que l'on sait moins, c'est que le ministère des Affaires Etrangères accorde des "Missions Stendhal", qui sont un peu l'Erasmus des écrivains.
Les "Missions Stendhal" sont attribuées par un Jury renouvelé chaque année, que préside le Directeur général de la Coopération internationale et du Développement au Ministère des Affaires Etrangères, à des auteurs ayant déjà publié et qui ont besoin de séjourner à l'étranger pour réaliser un projet d'écriture.
Le candidat constitue un dossier qui doit comprendre :
- son curriculum vitae ;
- la liste des ouvrages qu'il a déjà publiés ;
- l'exposé du projet en précisant le lieu et la durée souhaitée du séjour.

La décision du Jury est communiquée fin décembre aux lauréats auxquels il sera demandé d'être pendant leur séjour à la disposition des services et établissements culturels dans le pays choisi afin de participer à leurs activités culturelles.
Le Ministère des Affaires Etrangères prend en charge le voyage aller-retour du lauréat et lui accorde une indemnité globale pour la durée du séjour fixée par le Jury.

Renseignements :
Division de l'écrit et des médiathèques
Ministère des Affaires Etrangères
244, boulevard Saint-Germain
75303 PARIS 07 SP.

http://www.france.diplomatie.fr/culture/livre_et_ecrit/st...

jeudi, 09 juin 2005

Où l'on parle encore des blogs littéraires

Sur Wanadoo Maroc, un billet intitulé
Voyage dans la blogosphère littéraire,
où l'on apprend que Jean-Jacques Nuel (comme Christian Cottet-Emard) est un écrivain anonyme.
Voilà sans doute pourquoi j'ai publié un roman qui s'intitule Le nom !

vendredi, 03 juin 2005

Un article sur Arte-tv

Sur le site de la chaîne ARTE, parmi la sélection de livres de la semaine, un article sur Le nom :

http://www.arte-tv.com/fr/886816.html

samedi, 28 mai 2005

L'album de Monsieur K.

medium_kafka-7.2.jpg

Invité à s'épancher sur le divan, Monsieur K. refusa de se séparer de son Journal et demeura bouche close.

Gérard Bertrand, artiste inventeur d'images, nous propose sur son site une série de 16 photographies, "L'Album de Monsieur K."
"Et si l'ami Max Brod ne s'était pas contenté de sauver des flammes les petits cahiers bleus. S'il avait, malgré l'interdiction, conservé aussi un mince album de seize photographies ? Et ce serait cet album qui serait présenté ici. Un album de photographies improbables où Franz Kafka (Monsieur K.) apparaîtrait dans des lieux et approcherait des personnages qu'il aurait pu (ou qu'il n'aurait jamais dû) rencontrer. Une vie rêvée en sorte. Un hommage, de toute façon."

Un voyage dans le temps et dans l'imagination, des scènes irréelles mais d'une secrète cohérence. Les éclairages, les compositions, les atmosphères et le ton sépia ont été choisis pour restituer au mieux le climat de cauchemar tranquille et d'horreur ouatée qui baigne les écrits de Kafka. Le regard admiratif que porte Gérard Bertrand sur le génial écrivain qui hanta la Ruelle d'Or de Prague n'exclut pas la distance, une ironie respectueuse que n'eût pas reniée l'auteur du Procès.

jeudi, 26 mai 2005

La fureur des blogs littéraires

Dans Le Nouvel Observateur de cette semaine (26 mai - 1er juin), Anne Crignon livre un article sur les blogs littéraires :
http://www.nouvelobs.com/articles/p2116/a269263.html
Une étude assez chaleureuse qui est une première reconnaissance de l'importance des blogs littéraires, et de la qualité de certains d'entre eux, même si, précise-t-elle, "le meilleur voisine avec le pire".
Dans son choix, j'ai retenu 3 blogs qui sont pour moi parmi les meilleurs du moment :
Du coq à l'âne
Stalker, Dissection du cadavre de la littérature
Christian Cottet-Emard


vendredi, 29 avril 2005

Un article du Magazine littéraire

Dans le Magazine littéraire de mai, sous la signature de Claude Mourthé, un article sur Le nom :

"De nos jours, après avoir longuement contemplé les rayons de sa bibliothèque souvent embryonnaire et assisté à quelques émissions pseudo-littéraires à la télé, l'auteur débutant s'installe bravement devant son ordinateur, acheté à crédit, et fouille dans ses souvenirs d'enfance ou ses expériences amoureuses pour transcrire deux cents pages qu'il envoie ensuite en moult exemplaires aux éditeurs dont il a répertorié les noms. Avant de se morfondre durant des mois dans l'attente d'une réponse généralement négative.
Jean-Jacques Nuel, lui, n'a pas d'inspiration. Tel Jean-Pierre Léaud articulant inlassablement le sien devant la glace, dans Baisers volés, tout ce qu'il trouve à confier à son cahier A4 à spirale et à grands carreaux, c'est son nom, sans se lasser d'admirer l'équilibre de ses deux consonnes et de ses deux voyelles. En espérant qu'il figurera un jour dans Le Petit Larousse et dans le Who's who. Le nom est l'oeuvre du temps. Ne peut-on pas rêver qu'il soit aussi un mot de passe vers la gloire ? Ne ferait-il pas bonne figure sur la couverture d'un livre, ce nom, qui n'est pas un nom commun ? Mais qu'écrire au-dessous ? L'oeuvre peut-elle se limiter à ces quatre lettres somme toute banales ? Eh bien, le miracle, c'est que l'auteur, Nuel donc, arrive à maintenir l'attention durant 140 pages avec son seul patronyme, ce "moëllon élémentaire", et une virtuosité que n'eût pas reniée Perec. Nom-brilisme ? Si l'on accepte de le suivre jusqu'au bout, et c'est facile car il écrit bien, on se rend compte qu'il s'agit là d'un véritable roman, avec un univers précisément décrit. La première personne incarnée. Mais l'égotisme dont on aurait pu l'accuser au début n'est qu'une façade, son prétendu manque d'inspiration un leurre. En se livrant, sur quatre lettres, à une multitude de variations, il parvient à créer une oeuvre véritable, avec à la fin une bonne petite morale s'inscrivant tout naturellement dans le seul décor où le nom subsiste, gravé : un cimetière. Ainsi nous nous trouvons à la fois sur la tombe de la littérature - car Nuel en profite pour tailler un costume aux éditeurs potentiels - et aux sources mêmes de l'écriture. C'est ce que l'on appelle un tour de force, et l'auteur va sûrement s'en faire un. De nom."

Le nom, Jean-Jacques Nuel, Éd. À Contrario, 16 €.