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lundi, 28 janvier 2008

Les "Mémoires" de Bernard Lavilliers

Bernard Lavilliers surpris en flagrant délit de plagiat, ce n'est pas la première fois.

Voir l'article révélateur du journal suisse Le Temps :

http://www.letemps.ch/template/culture.asp?page=10&ar...

 

mardi, 18 décembre 2007

Affaire Peter Handke : condamnation du Nouvel Obs

Puisque les grands médias n’y font guère allusion, il est bon d’en parler et d’en reparler : Le Nouvel Observateur a été jugé coupable de diffamation envers le dramaturge autrichien Peter Handke, par jugement du tribunal de grande instance de Paris en date du 3 décembre 2007.

On se souvient de cette regrettable affaire, dont il a été rendu compte ici-même, par note du 4 juin 2006. A la suite d’un article tendancieux du Nouvel Obs, l’administrateur de la Comédie-Française, Marcel Bozonnet, avait déprogrammé une pièce de Handke.

Le dramaturge a poursuivi l’hebdomadaire pour « deux imputations diffamatoires, celle d’avoir une position révisionniste et celle d’approuver le massacre de Srebrenica et d’autres crimes de purification ethnique ». Sur le premier point, le tribunal a estimé que le terme de « révisionnisme » avait été utilisé dans le sens de remise en cause d’une doctrine, et donc sans lien avec les crimes condamnés par le tribunal de Nuremberg.

En revanche, la deuxième imputation est bien jugée « contraire à l’honneur ». Le tribunal a rejeté l’excuse de la bonne foi, car « la journaliste ne pouvait affirmer, sur la seule base de la présence, incontestée, de Peter Handke aux obsèques de Slobodan Milosevic, que celui-là approuvait les massacres reprochés à celui-ci ».

Satisfaction morale donc, pour Peter Handke, à défaut de réparation du tort causé par un acharnement médiatique : le Nouvel Obs est condamné au paiement d’un euro de dommages et intérêts, et des 2500 euros de frais de justice.

 

lundi, 17 décembre 2007

Trois ans déjà !

 

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Le blog littéraire L’annexe est né le 17 décembre 2004. Pour retrouver quel était son aspect à ses débuts (du moins les fichiers textes, car la mise en page n'est pas toujours conservée), il est possible de le consulter sur Archive.org, à l'adresse suivante :

 

http://web.archive.org/web/20050109091051/http://nuel.hau...

 

Archive.org a archivé près de 86 milliards de pages, correspondant à 65 millions de sites web, en 37 langues. Sa base de données pèse près de 2 pétaoctets (non, ce n’est pas une incongruité), soit 2 millions de gigaoctets, l’équivalent de deux cents fois le contenu de la Bibliothèque du Congrès américain.

samedi, 01 décembre 2007

A propos des services de presse

A la dernière page du catalogue 1987 des éditions Gérard Lebovici (Lebovici et Champ Libre furent les éditeurs, outre des principaux écrits du situationnisme, d’auteurs anciens comme Clausewitz et Gracian), figure une déclaration des éditions Champ Libre datée de mars 1979, définitive, lucide et toujours actuelle, dont je reproduis cet extrait :

« Les auteurs publiés par les éditions Champ Libre s’étonnent de constater que, parfois, un journaliste prétend encore « rendre compte » d’un de leurs livres ; ou même, ce qui est pire, ose lui décerner une sorte d’approbation arbitraire, comme pour afficher là un air glorieux de familiarité, qui pourtant n’aura pu être simulé que par la médiation d’une pseudo-lecture. Les auteurs actuels des éditions Champ Libre, bien évidemment, regardent les « travailleurs intellectuels » de la presse d’aujourd’hui, sans aucune exception, comme étant notoirement dépourvus de l’intelligence et de la présomption de véracité qui seraient requises pour donner un avis sur leurs écrits. Les professionnels de la falsification et de la jobardise semblent oublier qu’ils se sont, par leur fonction, privés du droit de faire, même sur un seul détail, l’éloge de quelque chose de vrai. De telles illusions devront cesser ; et donc ces gens-là devront se taire.
Les éditions Champ Libre déclarent qu’elles ne peuvent être tenues à aucun degré pour responsables de ces pratiques, dans les cas où il faut en déplorer la persistance. En effet, les éditions Champ Libre ont cessé d’adresser des « services de presse » à quelque journal ou journaliste que ce soit : considérant que cette tradition de l’information objective n’avait plus de raison d’être maintenue, survivant à toute signification, dans un temps où il n’existe même plus l’apparence d’une presse libre ; c’est-à-dire qui s’abstiendrait de se soumettre à une seule des impostures dominantes. »

 

mardi, 20 novembre 2007

Souvenir de Claude Seyve (1928-2001)

80efdc95e55f6c1750a46d340cf596aa.jpgdu courage

pour chaque jour

et de la courge

le dimanche

 

J’ai croisé la route de Claude Seyve à de nombreuses reprises, du temps que je fréquentais le milieu littéraire lyonnais. Temps lointain, déjà. Si j’ai pris ensuite mes distances avec ce milieu d’une profonde médiocrité, je garde un souvenir ému de Claude Seyve, poète désintéressé s’il en fut, qui pratiquait une sorte d’ascèse littéraire.

J’appréciais particulièrement son œuvre, originale et forte, mélange unique d’humour, d’absurde et de poésie, et je le vis à plusieurs spectacles et hommages qui lui furent consacrés de son vivant, dont à l’ELAC de Perrache et au théâtre des Trente. Son personnage ressemblait à son œuvre, souvent silencieux mais terriblement présent, peu disert, homme de distance, d’honnêteté et de rigueur.

S’intéressant aux autres, Claude Seyve eut une importante activité de revuiste et d’éditeur ; il fut à l’origine de mes premières publications, alors que j’écrivais de la poésie, m’accueillant en 1980 et 1983 dans la revue Verso qu’il animait. Il fut aussi, de manière anecdotique et inattendue, un de mes éditeurs. Quelle ne fut pas ma surprise, après lui avoir envoyé une lettre amicale remplie de proverbes humoristiques d’autodérision autour de mon patronyme, de recevoir en 1991 un mini-recueil intitulé « J’ai trouvé ça génial », composé de mes proverbes détournés, dans sa micro-collection « Verso-So ».

Claude Seyve n’avait pas compris mon engagement au sein du Calcre (que j’avais rejoint après mes démêlés avec l’éditeur à compte d’auteur Chambelland) et ne semblait d’ailleurs pas apprécier cette association de défense des auteurs – d’où les échanges parfois vifs, par articles interposés, que nous eûmes, mais qui n’altérèrent jamais l’amitié et l’estime qui nous unissaient.

Si son œuvre n’a pas eu le retentissement qu’elle méritait, cela tient à la grande modestie de Claude Seyve, et à son absence de carriérisme. Sa parole peut traverser le temps, car elle est épurée à l’extrême, décapée et décapante, loin de toute mode et de tout procédé. Ses aphorismes ciselés et définitifs sont ceux d’un moraliste de l’absurde.

Parmi ses œuvres publiées, signalons Chienne de ma vie, Gros Textes, 2000.

 

 

On a ouvert la campagne

de dératisation je cours

comme un dératé

*

le cortège de mes admirateurs grossit

nous serons bientôt

plusieurs

*

mais

qu’on ne s’y méprenne pas

je

suis un grand poète qui s’ignore

*

On survit à tout, sauf à la mort.

*

Un bon vivant, la mort ne l’aura pas vivant.

*

Il y a quelques mois, nous apprenions sa mort, mais depuis il n’a plus donné de ses nouvelles.

 

vendredi, 16 novembre 2007

La Revue mode d'emploi

a02bfb29345c032f27391a279875ec1d.jpgDécouverte, au fil du net, de cet article paru dans Poezibao sur mon guide "La Revue mode d'emploi".

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2007/10/la-revue-mod...

 

Rappel de ma note de présentation de l'ouvrage :

http://nuel.hautetfort.com/archive/2006/03/30/la-revue-mo...

 

jeudi, 08 novembre 2007

Le Café de Flore

medium_flore13.jpgUne bonne façon de réviser son histoire littéraire, c’est de se rendre au Café de Flore. Sur quelques mètres carrés, vous y ressentirez la présence d’une très forte densité de fantômes littéraires : Apollinaire, Breton, Soupault, Tzara, Camus, Malraux, Léon-Paul Fargue, Mac Orlan, Queneau, Leiris, Bataille, Vitrac, Desnos, Sartre, Simone de Beauvoir, Artaud, Genet, Marguerite Duras, Hemingway, Capote, Durrell…
Situé sur l'emplacement de l'ancienne abbaye détruite pendant la Révolution, le Café de Flore fait son apparition au début de la IIIème République, sans doute en 1887. Il doit son nom à une sculpture de la petite divinité qui se dressait de l'autre côté du boulevard. Joris-Karl Huysmans et Remy de Gourmont y viennent après la fermeture du Café Caron si cher à leurs coeurs. A la fin du XIXème siècle, Charles Maurras, installé au premier étage, y rédige son livre "Sous le signe de Flore".
Vers 1913, Apollinaire investit les lieux, le Flore devient son bureau où il reçoit et met en relation : "Nous avions choisi le Café de Flore parce que nous étions sûrs d'y être moins dérangés qu'ailleurs." Les dadaïstes et les surréalistes s’y rassemblent et préparent leurs revues. Pendant l’Occupation, des écrivains viennent se réchauffer dans la salle et tenir leurs permanences. Jean-Paul Sartre en est l'un des habitués : " Nous nous y installâmes complètement : de neuf heures du matin à midi, nous y travaillions, nous allions déjeuner, à deux heures nous y revenions et nous causions alors avec des amis que nous rencontrions jusqu'à huit heures. Après dîner, nous recevions les gens à qui nous avions donné rendez-vous. Cela peut vous sembler bizarre, mais nous étions au Flore chez nous. ". Et le patron du lieu Paul Boubal de témoigner : "Sartre fut mon plus mauvais client ! Il demeurait des heures à gribouiller du papier devant une unique consommation..." A sa sortie de l'asile de Rodez, Antonin Artaud le hante peu de temps avant sa mort, il lui arrive de monter sur une table pour lire un poème devant les clients éberlués.
Situé 172, boulevard Saint-Germain, il fit partie, avec les établissements voisins Les Deux Magots et la Brasserie Lipp, du « triangle intellectuel » de Saint-Germain-des-Prés. Peintres, acteurs, cinéastes, ainsi que le psychanalyste Jacques Lacan l'ont fréquenté assidûment. 
Précisons que le Prix de Flore a été fondé en 1994 dans le but de couronner un auteur littéraire au talent prometteur. Les critères de sélection sont l'originalité, la modernité et la jeunesse. C'est au mois de novembre que le Prix, doté de 6100 euros, est remis lors d'une soirée au Café de Flore. Le prix 2007 vient d'être attribué à Amélie Nothomb pour son dernier roman "Ni d'Eve ni d'Adam".
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Café de Flore, 172 boulevard Saint-Germain, 75006 Paris. Tél 01 45 48 55 26.
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Plus de renseignements sur le site internet :
http://www.cafe-de-flore.com/index2.htm