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mercredi, 13 février 2019

Expo "Portraits croisés" (suite)

Exposition Portraits croisés Laronde / Nuel

dominique laronde,jean-jacques nuel,salon du livre de nantua,portaits croisésL'exposition « Portraits croisés », proposée par les éditions Le Pont du Change, s'est tenue en 2017 à la médiathèque de Nantua (Ain), puis en 2018 au moulin de la Clochette de Salornay-sur-Guye ainsi que dans les bibliothèques de Joncy et Salornay-sur-Guye (71). Elle va être à nouveau présentée au public en Saône-et-Loire.

Du mardi 5 mars au vendredi 22 mars 2019, la bibliothèque de Saint-Gengoux-le-National (71)  accueillera l'exposition "Portraits croisés". Une rencontre avec le public est prévue le vendredi 8 mars à 16 heures : Jean-Jacques Nuel lira à cette occasion une sélection de ses "courts métrages".


L'ensemble comprend 15 dessins en noir et blanc, dont 5 rehaussés de couleurs, de Dominique Laronde, illustrant 15 textes de Jean-Jacques Nuel.

Le thème général est celui de la littérature et des écrivains.

Les dessins sont de format A4 et présentés dans des encadrements sous-verres avec bord aluminium 30 x 40 cm. Les textes sont imprimés sur papier fort A4 et collés sur des cartons-mousses de taille légèrement supérieure.

 

Un livre artisanal a été réalisé par les éditions Le Pont du Change, regroupant textes et dessins.

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(dessins de Dominique Laronde)

 

 

17:56 Publié dans Textes et nouvelles | Lien perma

mardi, 29 janvier 2019

Les moments littéraires n° 41

Après avoir fêté ses 20 ans d'existence dans le numéro précédent, la revue de littérature Les moments littéraires animée par Gilbert Moreau livre son 41e numéro consacré à Fabienne Jacob.

Née à Créhanges en 1959, Fabienne Jacob a grandi en Moselle jusqu'à ses 17 ans. Après un an d'enseignement à Mayotte, elle rentre à Paris pour exercer diverses professions avant de se consacrer à la littérature. Ses romans qui explorent l'enfance, le corps, le désir sont publiés aux éditions Gallimard et Buchet-Chastel.

les moments littéraires,fabienne jacobDans son texte "L'humanité" confié à la revue, elle évoque avec lucidité les séances de signature.

« On m'invite dans des librairies, des salons du livre. (…) Je sais qu'il ne faut pas y aller. Chaque fois je me dis Plus jamais. Chaque fois j'y retourne. Je fais le job. Ça m'abîme, ça m'humilie. Je suis propulsée au milieu de mes congénères. Des humains qui grouillent sous les chapiteaux des salons et qui vont voir des auteurs comme on allait voir des Noirs en cage ou des femmes à barbe il n'y a pas si longtemps. Je suis assise derrière ma pile de livres, seule, attendant le chaland. Une pute. Un Noir en cage, une femme à barbe. Les gens s'approchent, me dévisagent. D'abord moi, puis mes livres. Les livres aussi ont un visage. Alors, on va faire affaire, oui ou non ? »

Si deux de ses livres n'intéressent strictement personne, en revanche, « Les passants sont comme aimantés par Corps, Mon âge et Un homme aborde une femme. On ne dira jamais assez l'importance d'un titre. Les gens veulent qu'on leur parle d'eux, il n'y a que ça qui les intéresse. Leur corps, leur âge, leurs amours, leur famille, en un mot, eux, leur vie. »

Le dossier Jacob comprend des contributions de Marie-Hélène Lafon, Claudie Hunzinger, Julien Thèves. On trouve également dans ce numéro des photographies d'Elina Brotherus (avec un entretien), des extraits de journaux de Françoise Ascal, Gilles Ortlieb et Madeleine Denis. Cette dernière, fille du peintre nabi Maurice Denis et épouse du poète Jean Follain, a signé ses premiers tableaux sous le nom de Dinès.

 

Les Moments littéraires, BP 90986, 75829 Paris Cedex 17, 12 €.

www.lesmomentslitteraires.fr

 

mardi, 27 novembre 2018

Traduction

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J'ai la joie de voir l'un de mes poèmes récents, « Équinoxe » (à paraître dans un recueil aux éditions Henry en 2020), traduit en espagnol par Diego Alejandro Martinez et mis en ligne sur le site de la revue Fracas.

Au terme d'un demi-siècle d'écriture, même si je suis déçu du peu d'écho que mes œuvres ont rencontré, je mesure la chance d'avoir croisé certains artistes et créateurs qui se sont intéressé à mes textes au point de leur consacrer de leur temps et de leur énergie :

Je ne remercierai jamais assez :

Dominique Laronde, qui a illustré une vingtaine de mes « courts métrages », le fruit de notre collaboration constituant l'exposition « Portraits croisés » ;

le comédien Philippe Borrini, qui a choisi et lu certains de mes textes à Cluny ;

et maintenant Diego Alejandro Martinez qui a traduit ce poème.

 

Le poème « Équinoxe », dans ses deux versions, française et espagnole.

 

mardi, 20 novembre 2018

Belgique, terre d'aphorismes

delhalle,belgique terre d'aphorismes,cactus inébranlableLes éditions Cactus Inébranlable, spécialisées dans l'humour – le plus souvent corrosif – publient une anthologie qui fera date : Belgique, terre d'aphorismes.

L'aphorisme, comme l'indique le responsable de l'anthologie Michel Delhalle, remonte à l'antiquité avec Hippocrate. Il a connu ses lettres de noblesse. Pour moi, l'un des plus forts jamais écrits (et qui est à l'égal des plus beaux vers) est celui de La Rochefoucauld : « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement ». Ce genre littéraire porte des noms divers, on parlera des inscriptions de Scutenaire, des réflexions de Max Laire, des décoctions d'Achille Chavée, des contre-verbes de Marcel Mariën. Mais leurs auteurs sont tous des magiciens du langage, des orfèvres de la forme courte : comme le précise André Stas, « écrire court ne veut pas dire écrire vite ».

Les auteurs retenus sont classés par ordre alphabétique, avec une brève présentation et une bibliographie permettant de poursuivre notre découverte de leurs oeuvres. Dans un parti-pris égalitaire, ils occupent tous la même surface : une page avec 8 aphorismes au maximum. Delhalle a fixé ses règles dans cette anthologie qu'il affirme « subjective ».

On retrouve des pointures : Sternberg, Chavée, Scutenaire, Devos, Verheggen, Stas... et plus de 300 auteurs « inconnus au bataillon de la littérature reconnue par les Académies ». Une mine de brèves à explorer, à déguster.

Une préface de Christine Béchet, une postface de l'éditeur Jean-Philippe Querton, quelques définitions, un bref historique complètent ce panorama de la forme courte.

Au terme de cette passionnante anthologie, une question reste sans réponse : pourquoi la Belgique est-elle la terre d'élection de l'aphorisme ?

 

Belgique, terre d'aphorismes, de Michel Delhalle, Cactus Inébranlable éditions, 17 €.

http://cactusinebranlableeditions.e-monsite.com/pages/ach...

 

 

jeudi, 18 octobre 2018

Journal d'un mégalo (dossier critique)

Cover - Mégalo.jpg

Publié en juin 2018 par l'éditeur belge Cactus Inébranlable, le "Journal d'un mégalo" a reçu un bon accueil critique. Espérons que ces articles favorables ne monteront pas à la tête de l'auteur pour renforcer sa mégalomanie !

 

Un article de Didier Pobel :

http://dpobel.over-blog.com/2018/07/le-moi-sans-vacances-...

 

Un article de Jean-Pierre Longre :

http://jplongre.hautetfort.com/archive/2018/10/15/les-dro...

 

Un article de Gaëtan Faucer :

https://www.areaw.be/jean-jacques-nuel-journal-dun-megalo/

 

Un article de Denis Billamboz :

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2018/07/03/journ...

 

Un article de Patrice Maltaverne :

http://poesiechroniquetamalle.blogspot.com/2018/09/journa...

 

Un article d'Eric Dussert sur l'Alamblog :

http://www.alamblog.com/index.php?post/2018/10/05/Uber-al...

 

Un article de Jean-Paul Gavard-Perret :

http://www.lelitteraire.com/?p=43196

 

Un 2e article de Jean-Paul Gavard-Perret :

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/jean-jacques-n...

 

Dans un article mis en ligne le 19/09/2018 sur le site du Point, intitulé "Majorité présidentielle : le terminus des prétentieux", le journaliste Saïd Mahrane évoque le Journal d'un mégalo :

"Quand, à l'Assemblée nationale, on observe certains députés En marche !, on relit avec plaisir le Journal d'un mégalo de Jean-Jacques Nuel, truffé d'aphorismes, jadis parus dans Fluide glacial : « Je veux être enterré avec les miens pour relever un peu le niveau du caveau. »

http://www.lepoint.fr/politique/majorite-presidentielle-l...

 

Avis de lecteurs

Jean-Loup Martin a lu le « Journal d'un mégalo ».

« Votre livre manifeste un humour cinglant, une ironie féroce. Apparemment vous parlez de vous-même certes, mais vous parlez du monde, de l’humanité, et certaines maximes égalent celles des maîtres du genre : La Rochefoucauld, Chamfort, Vauvenargues, sans oublier Pascal, La Bruyère ou La Fontaine (mais aussi Lautréamont) : « On naît sans expérience de la vie ; on meurt sans expérience de la mort » (page 13) ; « Je serais Dieu, Dieu sait ce que je ferais » (page 17) qui offre une belle ambiguïté, « Dieu sait ce que je ferais » pouvant selon moi être interprété en bien ou en mal : ce que je ferais pourrait être bien mieux ou bien pire que ce que Dieu a fait ...

Et, en « jonglant » avec les mots et les jeux de mots jusqu’à l’« absurde », vous offrez à vos heureux lecteurs une vision du monde qui atteint des profondeurs insondables, parfois vertigineuses : « Le comble de la célébrité serait que l’on mette mon existence en doute, comme celles de Shakespeare ou de Dieu » (page 32) ; « La terre ne tourne que dans un seul sens, alors que moi, je peux tourner dans les deux » (page 52).

Et puis j’ai apprécié ce qui m’est apparu comme des parodies d’écrivains ou du moins des allusions à des textes célèbres : « Que serais-je sans moi ? » (page 27) d’après Aragon, que j’ai « entendu » en moi avec la voix de Jean Ferrat ! « Tu ne seras qu’un homme mon fils (et pas un génie comme ton père …) » (page 28) d’après Kipling.

« Ceux qui veulent me faire passer pour fou semblent ignorer que je le suis déjà » (page 34) : ce pourrait être la conclusion de votre livre – et le signe sous lequel on pourrait placer tout être humain, toute existence humaine … Et ceci que tout écrivain prend évidemment à son compte : « Si je devais n’emporter qu’un seul livre sur l’île déserte, ce serait le mien » (page 39) ; et évidemment : « Je suis épuisé, mais on va prochainement me rééditer » (page 61).

Mais j’aurais pu choisir d’autres phrases ou, mieux encore, citer votre livre tout entier … Journal d’un mégalo, certes, mais aussi manuel de vie, manuel de survie, bouée pour ne pas se noyer dans l’immensité de la médiocrité humaine. Un « petit » livre, un texte bref peuvent être bien plus « lourds » de sens et d’humanité que des textes plus ambitieux. »

 

Pour se procurer le Journal d'un mégalo :

http://www.librairiewb.com/9782930659817-journal-d-un-meg...

 

mercredi, 26 septembre 2018

Le vin, c'est divin, de Gaëtan Faucer

Gaetan_Faucer_Le_vin_c_est_divin_bord_noir.jpgUne histoire étrange et cruelle, conçue - bien que dépourvue de dialogues - comme une brève pièce de théâtre à trois personnages. (Derrière le nouvelliste, on reconnaît le dramaturge, Gaëtan Faucer étant l'auteur de plusieurs pièces.) Un jeune homme prisonnier, mis deux jours à la diète, puis forcé à manger et à boire par un couple de geôliers composé d'un père et de sa fille, ne comprend qu'à la fin le sens de ce plantureux repas et de cette inquiétante cérémonie. On n'en dira pas davantage pour garder le suspense, mais tout cela finit mal, dans le sang couleur de vin rouge – un vin célébré ici comme un dieu, et qui prend la forme d'un jéroboam trônant au sommet du cellier.

Ce recueil de format 10 x 14 cm est le 57e de la collection de nouvelles Opuscule, que l'éditeur belge Lamiroy publie au rythme régulier et effréné d'un recueil par semaine depuis le premier septembre 2017.

Le vin, c'est divin, de Gaëtan Faucer, Opuscule n° 57, Lamiroy éditeur, 4 €.

https://lamiroy.net/collections/opuscules/products/57-le-...

 

 

samedi, 07 juillet 2018

Extraits de Journal d'un mégalo

Cover - Mégalo.jpgJe ne remercie pas mes parents pour l'amour qu'ils m'ont donné. Une enfance malheureuse aurait été un plus dans ma biographie.

*

Si par extraordinaire on trouvait quelqu'un qui me parvienne à la cheville, je l'écraserais sous mes talons.

*

Je ne suis pas raciste, car je n'aime personne.

*

Je ne suis pas misogyne, car je suis misanthrope.

*

Dans votre intérêt je ne reste pas plus longtemps chez vous : vous pourriez être condamné pour recel de génie.

*

Si les autres écrivains n'existaient pas, il faudrait tirer mes livres à des milliards d'exemplaires pour remplir tous les rayonnages des bibliothèques.

*

Je me ferai enterrer avec mes bijoux et mes biens les plus précieux, pour être sûr d'avoir encore de la visite.

*

J'ai trouvé le secret de l'immortalité, que j'emporterai dans la tombe.

*

Pourquoi devrais-je remercier mon public ? Est-ce qu'un porcher remercie son troupeau de cochons ?

*

Les intellectuels me prennent pour un comique, tandis que je prends les intellectuels pour des rigolos.

*

 

Publié en Belgique, chez Cactus Inébranlable, le recueil est disponible en France auprès de la librairie en ligne Wallonie-Bruxelles.

Il peut être aussi commandé directement auprès de l'éditeur :

cactus.inebranlable@gmail.com

ou de moi-même au prix de 11 € (9 € + 2 € de port). M'écrire à jj.nuel @laposte.net