mardi, 23 octobre 2007
Prix de la Nouvelle d'Angers 2008
Un concours intéressant puisqu'il prévoit l'édition du recueil du lauréat...
Règlement
1. L’association Nouvelles R et la Revue Harfang en partenariat avec la Mairie d’Angers, l’association Le Chant des Mots et les éditions Siloë organisent tous les 2 ans un concours de nouvelles qui a pour but de récompenser et de diffuser un recueil inédit d’un auteur contemporain.
2. Ce concours est ouvert à tous les auteurs francophones, résidant en France ou à l’étranger, qui devront présenter un recueil original, non édité et libre de tous droits. Le sujet est libre, dans tous les genres.
3. Chaque candidat adressera son recueil comportant 7 nouvelles et plus, sur 80 pages maximum, en 3 exemplaires dactylographiés en double interligne (1500 signes par page) paginés et reliés, sans autre mention que le titre et un code de 3 lettres suivies de 3 chiffres, ex : ABC 123) pour préserver l’anonymat.
4. Chaque envoi sera accompagné :
- d’une fiche de participation, dactylographiée, au format A4 indiquant nom, prénom, adresse, téléphone, titre du recueil et code choisi par l’auteur ;
- d’un chèque de 10 Euros pour les frais de poste et de dossier (à l’ordre de l’association Nouvelles R ou de la revue Harfang)
Les textes ne seront pas retournés à leurs auteurs : les organisateurs s’engagent à les détruire après les délibérations.
5. Les envois sont à adresser entre le 1 janvier 2008 et le 15 mars 2008, date limite (tarif normal, non recommandé, cachet de la poste faisant foi) à :
Prix de la Nouvelle d’Angers 2008
13 bis avenue Vauban
49000 Angers
6. Le recueil primé sera publié (intégralement ou dans une version remaniée en accord avec l’auteur et en fonction des besoins éditoriaux) dans la collection « îlot » par les éditions Siloë qui en assureront la diffusion.
La remise du prix aura lieu à Angers en octobre 2008 en présence du lauréat, à une date précisée ultérieurement. Tous les participants seront informés du palmarès et recevront un exemplaire du recueil primé.
7. Le jury sera composé des membres habituels du Comité de lecture de la revue et de professionnels du livre : écrivains nouvellistes, éditeurs, journalistes, bibliothécaires, libraires. Les décisions du jury seront sans appel.
8. La participation au concours implique l’acceptation totale du présent règlement. Les organisateurs se réservent le droit d’en modifier les termes ou d’annuler le concours si des partenaires se retiraient du projet ou si des circonstances extérieures les y contraignaient.
12:13 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, culture, revue
jeudi, 18 octobre 2007
Le 17e salon de la revue
vendredi 19 octobre de 21h à 23h,
samedi 20 octobre de 10h à 20h
et dimanche 21 octobre de 10h à 19h30
à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux,
48, rue Vieille-du-Temple, 75004 Paris
Liste des exposants et programme des manifestations sur le site d'Entrevues.
07:32 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, culture, revues, salon de la rvue
samedi, 13 octobre 2007
Le site de La Presse Littéraire
Joseph Vebret vient d'ouvrir le site de La Presse Littéraire.
"Quant aux auteurs de la revue, que forment-ils ? Un groupe, un cercle, une bande, un réseau ? On pourrait parler de mouvance ; Gide préférait le mot « circuit » qui suggère bien l’existence de cercles concentriques et communiquant.
La presse Littéraire entend modestement, et à son niveau, se positionner comme un lieu de passages et de convergences, voire même de divergences profondes. Elle se revendique ouverte, tolérante, nécessairement subjective, passionnée, sans ligne préétablie et sclérosante, mais avec une ambition : donner à voir et à penser."

10:00 Publié dans Annexes et dépendances, Revues littéraires | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, culture, revue
samedi, 01 septembre 2007
0, 34 % de chances au tirage
Dans sa lettre type de refus de manuscrit, l’éditeur belge de théâtre LANSMAN s’appuie sur une réalité statistique. Après avoir annoncé à l’auteur, comme il est d’usage, que son manuscrit n’entre pas dans la ligne éditoriale de la maison, il ajoute :
« Cela ne signifie aucunement que votre pièce est sans intérêt. Simplement, malgré notre potentiel d’édition (45 à 55 livres par an, soit environ 70 pièces), les statistiques prouvent qu’un texte qui arrive dans la boîte aux lettres (postale ou courriel) a 0, 34 % de chances d’être publié chez nous. »
Et l’éditeur conclut, avec une certaine gentillesse : « Donc pas de coup de cafard, pas de renoncement : nous vous souhaitons de trouver rapidement un collègue éditeur qui sera heureux de vous publier. »
11:45 Publié dans Annexes et dépendances, Moeurs éditoriales | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : littérature, culture, théâtre, édition
dimanche, 26 août 2007
Les écureuils du parc
Chaque fin de semaine, quand je fais un tour à vélo dans Lyon et sa proche banlieue, je ne manque pas d'aller saluer les écureuils du Parc de la Tête-d'Or. Les vrais, ceux qui traversent furtivement les allées boisées et grimpent comme des flèches dans les hauts arbres, comme ceux qui sont représentés dans l'oeuvre de Guy Putinier, ces figurants immobiles (mais figés sur leur mouvement) de la sculpture "L'arbre aux écureuils".
Guy Putinier a taillé en 2007 un tronc d'érable sycomore en place, pour réaliser cette sculpture au coeur d'un espace de repos garni de jeux d'enfants, près du restaurant du parc.


10:29 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lyon, ecureuils, sculpture
jeudi, 23 août 2007
Pourquoi la littérature ?
Joseph Vebret m'avait invité en juin 2006 à collaborer, sur son site, à la Tribune du lundi, sur le thème "Pourquoi la littérature ?"
Le lien vers mon texte ayant été rompu, à la suite de multiples remaniements du site de Vebret, je republie sur ce blog mon essai de réponse à cette fichue question.
Pourquoi la littérature ?
Avoir à se poser la question saugrenue « Pourquoi la littérature ? », et tenter d’y apporter quelques éléments de réponse, c’est reconnaître déjà la place centrale, vitale, que l’on a accordée à la littérature dans sa propre vie, d’abord comme décor, comme papier peint de son existence, par amour de la lecture, des livres et des auteurs littéraires – et peut-être, au-delà, quand on a basculé du lire à l’écrire et qu’on en devient un acteur, c’est avouer qu’elle représente un choix bien plus fondamental encore, qui nous oblige et change notre relation au monde et aux autres.
Les choses essentielles, qui nous constituent ou orientent le fil de nos jours, ne relèvent jamais de choix simples et conscients. J’ignore pourquoi la littérature est entrée dans mon existence, ou plutôt pourquoi je suis entré dans ses ordres. Pour moi, qui n’ai jamais éprouvé de réel sentiment religieux (bien que trouvant l’athéisme encore plus inconcevable), la littérature représente, avec l’art (la musique, la peinture, le cinéma…) une porte de passage, une façon de communiquer avec une vie supérieure de l’esprit. Je crois que le ravissement que j’ai éprouvé devant certains livres, certaines poésies, à l’écoute de certaines musiques ou devant quelques tableaux, où le poids de mon corps s’évanouissait, où mon esprit s’ouvrait vers le ciel, ce fragile et fugitif aperçu d’un état de grâce, n’est pas totalement étranger à ces expériences mystiques auxquelles je m’intéressais dans ma jeunesse en lisant Jocob Boehme ou saint Jean de la Croix. C’est dire que la littérature (la lecture comme l’écriture, les deux pentes opposées et montantes d’une même pyramide de la connaissance) n’a jamais été pour moi un divertissement, un passe-temps, une création ludique, une activité qui pourrait être enseignée dans un atelier d’écriture, mais une quête exigeante et individuelle, une recherche du sens, de l’intensité et de l’unité de ma vie.
Cela ne peut se faire que dans la difficulté, tant l’écart est fulgurant entre ce que l’on est et ce que l’on cherche, tant le gouffre parait infranchissable pour nos pauvres limites. Certains de mes auteurs préférés (Joyce, Kafka, Mallarmé…) sont réputés difficiles ; de la même façon, l’écriture est difficile. Je rencontre souvent l’incompréhension d’amis lecteurs ou auteurs lorsque j’affirme que l’acte d’écriture, pour moi, est une souffrance. De grands auteurs l’ont pourtant déjà dit (et même Colette, dont la prose nous parait si belle et si heureuse, repoussait chaque jour l’heure de se mettre à son travail qui était pour elle douleur et corvée…) Même si l’on peut éprouver dans le processus de la création de vrais instants de bonheur, de jouissance et d’exaltation, la reprise et la mise au point d’un texte, ses couches successives – lorsqu’on est épris de perfection, de justesse – deviennent souvent une torture volontaire. Tout le monde peut écrire, certes, parfois avec talent, fantaisie, mais bien peu sont destinés à la littérature – celle qui nomme le monde, sous l’aspect trompeur et flatteur de ses apparences. Et si, selon Simenon, « Ecrire n’est pas une profession mais une vocation pour le malheur », je me demande parfois si l’écriture ne relèverait pas moins de la vocation que de la malédiction.
Que se passe-t-il alors, quand ce choix exclusif – que l’on a fait parce qu’aucun autre n’était concevable, ou qui s’est véritablement imposé – ne se conjugue pas avec un statut d’écrivain, autrement dit, quand on ne parvient pas à faire éditer sa production dans des conditions permettant de « vivre de sa plume » ? Quand cet échec est entretenu et aggravé par une conception presque sacrée de la littérature qui vous interdit de faire la moindre concession au commerce des livres, car ce serait se trahir ? Quand la poursuite de l’écriture tout au long d’une vie vous condamne à la misère ou à la coexistence d’un « second métier », dévorateur de temps et d’énergie ?
Si j’écris depuis l’âge de seize ans, je n’ai jamais pu en vivre, malgré mes efforts et mon désir. J’ai donc exercé des métiers alimentaires, sur lesquels aujourd’hui avec le recul je pose un regard moins amer, car ils m’ont apporté aussi des enrichissements et des rencontres. Mais l’écriture ? Songeant à ces années, à ces décennies que j’ai passées à écrire dans la solitude et l’anonymat, soutenu par quelques amis lecteurs, par quelques publications modestes voire confidentielles en revues, et surtout par un ressort indestructible et inexplicable, une sorte d’immodestie salvatrice qui me faisait croire en la valeur, non de ce que j’écrivais dans l’instant, production décevante, insatisfaisante à mes yeux, mais de ce que je pourrais écrire avec le temps, je crois que j’ai été finalement bien solide pour résister à une épreuve aussi longue, qui s’apparente à un interminable enfermement. Peut-être aussi que cette attente, cet espoir, bien qu’en partie déçus, ont été le moteur de mon existence, me permettant d’arriver jusque-là - et qu’ils m’accompagneront toujours, dans cette sorte de foi par laquelle je suis convaincu que la littérature est le lieu écrit, ou à écrire, de l’essentiel.
18:52 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Littérature, culture
jeudi, 09 août 2007
Questionnaire des Quatre
Je réponds avec beaucoup de retard au questionnaire des quatre, auquel Jean-Louis Kuffer m’avait invité à participer (mais j’avais, comme on dit de nos jours, zappé sa demande.)
Les quatre livres de mon enfance :
Sans famille, d’Hector Malot
Un bon petit diable, de la Comtesse de Ségur
L’ami Fritz, d’Erckmann et Chatrian
Notre Dame de Paris, de Victor Hugo
(je n’y peux rien, c’étaient les seuls livres dans la maison familiale !)
et les albums de Tintin (que j’aimerai toujours, en dépit des mauvais procès en sorcellerie qui lui sont faits régulièrement.)
Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :
Baltasar Gracian (mes livres de chevet à tous les âges de ma vie)
Kafka
Mallarmé
Carver
Les quatre auteurs que je ne lirai (de toute évidence) plus jamais :
Pourquoi citer ? A quoi bon faire de la publicité à des mauvais ? Non point quatre mais des centaines d’auteurs dont je n’ai lu qu’un seul livre, surestimé par la critique.
Les quatre premiers livres de ma liste à (re)lire :
Proust, toute la Recherche
Faulkner, Lumière d’août
Bernanos, Monsieur Ouine
Saint-Augustin, Confessions
Les quatre livres que j’emporterais sur l’île déserte :
La Bible (depuis le temps que je me promets de la lire en entier)
Les Caractères de La Bruyère
Toute l’œuvre de Joyce, jusqu’à Ulysse
et un manuel de survie en milieu hostile.
Les derniers mots d’un de mes livres préférés :
Comme je ne peux citer le début des Confessions de Rousseau, voici la fin de l’un des Caractères de La Bruyère (Gnathon) :
« Il embarrasse tout le monde, ne se contraint pour personne, ne plaint personne, ne connaît de maux que les siens, que sa réplétion et sa bile, ne pleure point la mort des autres, n’appréhende que la sienne, qu’il rachèterait volontiers de l’extinction du genre humain. »
18:25 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Littérature, Culture


