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mercredi, 28 septembre 2005

Salmigondis au Salon

medium_salmisalon.2.jpg15 et 16 octobre 2005, Espace des Blancs Manteaux, 75004 Paris.

Pour se faire une pub pareille, ils doivent être sponsorisés !

 

 

 

 

 

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mardi, 20 septembre 2005

Le Journal de la Culture n° 16

medium_jdc16.2.jpgCe dernier numéro, qui commence par une rencontre sans grand intérêt avec Chloé Delaume, s’anime en ouvrant un dossier Houellebecq : est-il un génial imposteur ? (cet énoncé laisse supposer qu’il est soit un génie, soit génial…). Deux critiques s’affrontent : d’un côté, Jean-François Patricola, auteur d’un pamphlet « Michel Houellebecq ou la provocation pemanente », dont les pages extraites et reproduites dans la revue ne sont qu’un creux verbiage peu convaincant, dénonce un « tsunami » qu’il est l’un des premiers à grossir par son propre ouvrage (et à en profiter, recueillant quelques miettes de la gloire et de l’argent liés au phénomène) ; de l’autre côté, Pierre Cormary livre une défense énamourée certes intéressante, mais si excessive et personnelle (« Merci d’être né, Michel. ») qu’elle risque de ne prêcher que les (déjà) convaincus. Donc, le mieux, c’est tout simplement de relire l’oeuvre, celle-ci valant infiniment mieux que les remous qui l’accompagnent.

On retrouve les contributions de qualité et les chroniques d’Eli Flory, d’Anthony Dufraisse. Raphaël Juldé nous entraîne sur les pas des écrivains en prison, de Villon à Genet, donnant une belle page d’histoire littéraire. De nombreuses critiques, par ailleurs, fouillées sur Louis Gardel, Pierre Jourde, Renaud Camus, Michel Déon, Muriel Cerf, Didier Daeninckx, Carole Zalberg, la réédition d’un texte de Jean-Edern Hallier paru dans Tel Quel en 1960, montrent l’esprit d’ouverture qui reste la marque du Journal de la Culture.

L’originalité de la revue est de proposer aussi la publication de nouvelles, qui mettent généralement en scène des écrivains, ici Roger Nimier et François Villon, sous les plumes de Patrick de Retonféry et Amadeo del Duca. Une façon de lier la création et la critique, pour mieux embrasser la littérature.

 

En kiosques, 19, 50 €.

08:50 Publié dans Revues littéraires | Lien permanent

mardi, 28 juin 2005

La Soeur de l'Ange n°3

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Une revue monstrueuse, comme dit Juan Asensio, en ce qu'elle est hors normes, et d'abord, hors format : 400 pages en petits caractères. Avant d'y revenir, une fois pris le temps de la lire, une première idée de cet objet par le simple énoncé du sommaire du numéro 3, montrant sa richesse et sa variété :

La Sœur de l’Ange - SOMMAIRE du numéro 3 - juin 2005

Ouverture

Image de la pensée du n°3 : Bernard Stiegler
Editorial : Jean Paulhan Didier Bazy
Antonio Carvajal « Rouen, 2004 »
Claude Mourthé « Jouissif »

Dossier : à quoi bon mourir ?

François Richard « Négatives »
Michel Host « Fragments de pensées de l’impensable »
Alain Jugnon « Faire le mort, une simple vie humaine contre dieu et tous les saints »
Bertrand Vergely « Penser la mort »
André Klarsfeld « L’immortalité biologique : luxe inutile, excès nuisible ou impossibilité matérielle ? »
Patrick Laude « Nigra sum sed formosa : Mort et vie spirituelle chez Frithjof Schuon »
Bruno Doucey « Corps beau – corps bot : le bestiaire obsessionnel de Denis Rivière »
Anne Brouan-Bourquin « Gérard de Nerval, Dans la nuit du tombeau, l’autre rive des Chimères »
Annick de Souzenelle « Muter, c’est aller vers la vérité »
Françoise Dastur « L'angoisse, la mort et le rire »
Jérôme Gofette « M.O.R.T. »
Bernard Andrieu « Impossible de mourir »
Frédéric Saenen « Monsieur Moreau »
Martine de Borde « Alcoolonialisme »
Thierry Maré « Lettre édifiante et curieuse à La Sœur de l’Ange du Japon »
Charles Wolfe "La mort de La Mettrie"
Stéfan Leclercq « L’être est la détermination de l’éternité »
Claude Tannery « Pourquoi mourir ? Pour quoi ? »
Benoît Virole « Un ange à Stromboli »
André Duprat « Une césure de rappel »
Bernard Ginisty « La mort ou la condition du passant »
Fabrice Midal « La patience du regard »
Christian Ganachaud « Quand la mort viendra elle ne trouvera personne »
Didier Bazy « Joie de vivre »
Jean-Marc Vivenza « Le sens spirituel de la mort selon la doctrine de l’Illuminisme mystique »
Nathalie Chadeuil « Drieu La Rochelle : un mystique sans la grâce »
Gwen Duguy « Le vœu de Thanatos »
Michel Surya «La mort de Georges Bataille »
Matthieu Baumier « Expérience de la peur »

Rhizome(s)

François Casteleyn « Toni Negri : ontologie et politique »
Jean-Laurent Poli « Panégyriques 2 »
Stéfan Leclercq « Le droit naturel : passage, puissance, immanence »

Inédit(s)

Elie-Charles Flamand « Poèmes »

Silhouette(s)

Marc Kober « Dans le verger de la salamandre (Elie-Charles Flamand) »
Francis Moury « Actualité ou inactualité de Max Scheler »
Sébastien Mathieu « Novalis, Dieu et Moi »

Etat(s) du lieu : Révolution ? Révélation ?

Alain Jugnon « Nous sommes la terre décisive (Pour la révolution humaine, matériellement et immédiatement)»
Matthieu Baumier « Pour une Théologie politique Chrétienne »

Cahier Pierre BOUDOT

Olivier Germain-Thomas « Dans le feu, l’encre de ses livres»
Matthieu Baumier « Au commencement était Pierre Boudot »
Philippe de Saint Robert « Pierre Boudot, philosophe engagé »
Jean-Luc Moreau « Le libertin des grandes profondeurs »
Alain Jugnon « Boudot et Baubô, présentation du corps glorieux du philosophe en Thérèse Nietzsche révolutionnaire »
Lettre inédite de Pierre Boudot à ses enfants sur De Gaulle
Adieu à Pierre Boudot de Marcel Conche

Pour quitter

Christophe Spielberger « L'homme au cruchon »

Plus d'info sur le blog de La Soeur de l'Ange.

13:20 Publié dans Revues littéraires | Lien permanent

lundi, 13 juin 2005

Le Salmigondis nouveau est arrivé

medium_salmi21.gif18 mois pour sortir une publication trimestrielle, voici une sorte de record à l’envers, un "éloge de la lenteur", pour parler comme certains poètes ; mais plus sérieusement, ce retard est révélateur des difficultés que connaissent les responsables de revues. Pour concurrencer les webzines, il faut faire de gros, de beaux numéros, mariant richesse du contenu et élégance du contenant, donc, engager des fonds. Investir en temps, en argent, en énergie – ressources loin d'être inépuisables.
On n’est pas déçu d’une si longue attente, car la table est bien garnie. Textes et nouvelles, dossiers, interviews nous plongent au cœur d’une création intéressante et souvent peu visible ailleurs. Avec aussi la présence de quelques « poids lourds », dont Abdelkader Djemaï, qui nous régale de son texte « Le tueur », nouvelle d’une écriture économe et rigoureuse, que j’ai eu le plaisir d’entendre lire par son auteur au festival de Saint-Claude.
Salmigondis confirme son statut de découvreur, en nous donnant à lire des auteurs prometteurs : Isabelle Sojfer, ses histoires brèves et cruelles, et Nicolas Puzenat, qui signe une nouvelle magnifique, d’un absurde consommé, « Grandeur des corpuscules ».
Originalité de Salmigondis, le dessin et la BD sont bien représentés. Didier Millotte, qui livre de nombreuses illustrations de ce numéro, répond aux questions de Fuentès : « Par un rejet des produits Disney, entre autres, certains produisent de la boue, sans se rendre compte que ce n’est pas mieux d’un poil. Pour vraiment faire de bons livres pour enfants, il faut avant d’avoir le désir de faire des albums, aimer les enfants. » Ce même jeune dessinateur, qui ne lit « pratiquement plus que la Bible », « le texte le plus fascinant et le plus enthousiasmant de l’humanité », nous sert quelques déclarations réjouissantes et roboratives, à contre-courant, à mille lieues de la vague du « politiquement correct », vague sur laquelle a su surfer Franck Pavloff (également présent dans ce numéro), avec l’invraisemblable succès de Matin brun.
La rubrique Passeurs présente Philippe Gindre, traducteur, rédacteur en chef de la revue Le Codex Atlanticus, responsable des éditions La Clef d’Argent et surtout, passionné de littérature fantastique - et Georges Païta. Ce dernier a fondé la maison d’édition qui répond au beau nom de La Tour d’Oysel. Nouvelliste lui-même, il publie des recueils de nouvelles de belle facture et, n’ayant pas trouvé un accueil très favorable chez les libraires, a privilégié un mode original de diffusion : « Les recueils ont dès le début rencontré le meilleur accueil auprès des documentalistes et des professeurs de lettres des lycées et collèges, pourtant réputé lectorat difficile. A la suite d’une série d’articles parus dans la revue INTERCDI, l’officiel des documentalistes, conseillant la lecture de mes textes aux élèves du secondaire, de nombreuses commandes émanant d’établissements scolaires se sont bousculées sur mon fax… Interventions et rencontres avec les élèves ont suivi à cadence soutenue, générant de nouvelles commandes. Au point que j’ai dû entreprendre par trois fois la réédition de Piégés (4 000 exemplaires vendus à ce jour) et que le premier tirage de De plein fouet (3 000 exemplaires) est quasiment épuisé. »
Calou, responsable du site internet « Calou, l’ivre de lecture », dans son article en forme de confession « Lire est un métier difficile », fait part de son expérience de lectrice passionnée. Elle se heurte à deux types de fâcheux : les critiques professionnels qui méprisent les critiques amateurs (« Personne dans le monde littéraire actuel ne leur accorde un crédit authentique, leur autorise une ouverture, hormis celle parcimonieusement offerte à une poignée de chanceux : les jurés de prix littéraires populaires, libres de toute influence ») et les auteurs à l’ego démesuré, dont on ne dira jamais assez de bien dans les articles qui leur sont consacrés : « Je ne suis plus étonnée ni surprise aujourd’hui, simplement lasse devant les lettres prétentieuses et pédantes que je reçois. Ne perdons pas de vue que nous sommes tous absurdement humains, ce qui sous-entend lumières et paradoxes, tendresse et surprises – les bonnes comme les mauvaises -, et donc les « je sais écrire mais vous ne savez pas me lire ». Heureusement, Calou continue malgré tout, une critique de coup de cœur, indépendante et éclairée.
Un ensemble riche et cohérent, placé sous le signe de l’ouverture, de la curiosité, de la rencontre, complété par de nombreuses chroniques sur les livres et les revues. Espérons que Salmigondis ne cherchera pas à battre une nouvelle fois son record de non-parution !

Salmigondis n° 21, 10 €. Abonnement 4 n°s 35 €.
452 route d’Attignat, 01310 Polliat. Site www.salmigondis.com

12:50 Publié dans Revues littéraires | Lien permanent

lundi, 28 février 2005

Publier en revues au Québec

Je mets en ligne un article qui avait été rédigé pour le magazine Ecrire & Editer, mais qui est resté inédit, le numéro spécial sur l’édition au Québec n’ayant jamais vu le jour.

Ayant eu ces dernières années la chance de collaborer à deux grandes revues littéraires au Québec, j’ai pu constater des pratiques fort différentes de celles des revues françaises que je fréquente depuis si longtemps. Certes, les « travaux d’approche » prennent beaucoup de temps, nos amis canadiens mettent longtemps à lire, à répondre, puis à publier. Mais la littérature n’est-elle pas du domaine de l’intemporel ?

XYZ, la revue de la nouvelle, me répond le 17 juin 2001 à mon envoi de textes du 28 mars 2000 ! L’une de mes nouvelles est retenue, le texte demandé sur disquette, la parution prévue fin 2001 ou début 2002. Les épreuves me seront envoyées le 11 juillet 2002, et la nouvelle ne paraîtra finalement qu’en septembre 2002. Il se sera donc écoulé 27 mois entre le premier envoi et la publication ! Mais le résultat vaut l’attente : une belle mise en valeur du texte, dans une revue élégante et professionnelle, l’équivalent de Brèves au Canada. Entre-temps, un contrat d’édition intervient, signé entre l’auteur et l’éditeur, prévoyant la remise de 2 exemplaires gratuits du numéro à l’auteur et une remise de 40 % sur les exemplaires supplémentaires.
« L’auteur demeure propriétaire des droits sur son œuvre mais accorde à l’éditeur l’autorisation de :
- traduire et publier l’œuvre en toute langue sous toute forme et partout dans le monde ;
- adapter et publier l’œuvre pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma, ou sous forme de bande dessinée, dessin animé, photo-roman ;
- reproduire ou vendre les droits de reproduction de l’œuvre par microfilm, reprographie, disques, ou tout dispositif sonore ou visuel.
L’éditeur versera à l’auteur 70 % de tous les montants reçus par lui en vertu de ces autorisations. »

La revue Art Le Sabord, un peu plus rapide mais pas trop non plus, répond le 19 juin 2002 à mon envoi de textes du 8 janvier 2002, annonçant que l’un d’entre eux paraîtra en septembre 2002. La publication intervient bien à la date prévue, mais mon justificatif expédié « par surface » le 27 septembre ne me parvient que le 5 novembre ! La poste n’a pas le rythme dans le sang… L’objet est magnifique, une publication de conception originale, mêlant l’art et la littérature. Par courrier séparé, je reçois une lettre de la directrice littéraire dont les mots me touchent et me surprennent : « L’équipe de Art Le Sabord se joint à moi pour vous remercier de votre collaboration au cours de l’année. Je tiens à souligner la qualité et la richesse de vos textes. Si, au fil des ans, Art Le Sabord s’est taillé une place de choix dans le milieu littéraire, c’est grâce à vous. » On n’est pas habitué en France à un tel discours. Elle m’offre enfin, comme elle l’avait annoncé dans sa première lettre d’acceptation, un abonnement d’un an (4 numéros) à la revue ou un abonnement cadeau à la personne de mon choix.

Les responsables de revues canadiennes (qui semblent bien subventionnées) ont une relation de qualité avec leurs collaborateurs. Du sérieux dans les échanges de courriers, du professionnalisme, une attention, une véritable considération pour les auteurs, avec une forme de rémunération (non pécuniaire) prévue, explicitée ou contractualisée. De telles pratiques pourraient servir d’exemple à bien des périodiques hexagonaux.

XYZ, la revue de la nouvelle, 1781, rue Saint-Hubert, Montréal, Québec, H2L 3Z1
Art Le Sabord, C.P. 1925, Trois-Rivières, Québec, Canada, G9A 5M6

10:05 Publié dans Revues littéraires | Lien permanent