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mardi, 18 décembre 2007

Affaire Peter Handke : condamnation du Nouvel Obs

Puisque les grands médias n’y font guère allusion, il est bon d’en parler et d’en reparler : Le Nouvel Observateur a été jugé coupable de diffamation envers le dramaturge autrichien Peter Handke, par jugement du tribunal de grande instance de Paris en date du 3 décembre 2007.

On se souvient de cette regrettable affaire, dont il a été rendu compte ici-même, par note du 4 juin 2006. A la suite d’un article tendancieux du Nouvel Obs, l’administrateur de la Comédie-Française, Marcel Bozonnet, avait déprogrammé une pièce de Handke.

Le dramaturge a poursuivi l’hebdomadaire pour « deux imputations diffamatoires, celle d’avoir une position révisionniste et celle d’approuver le massacre de Srebrenica et d’autres crimes de purification ethnique ». Sur le premier point, le tribunal a estimé que le terme de « révisionnisme » avait été utilisé dans le sens de remise en cause d’une doctrine, et donc sans lien avec les crimes condamnés par le tribunal de Nuremberg.

En revanche, la deuxième imputation est bien jugée « contraire à l’honneur ». Le tribunal a rejeté l’excuse de la bonne foi, car « la journaliste ne pouvait affirmer, sur la seule base de la présence, incontestée, de Peter Handke aux obsèques de Slobodan Milosevic, que celui-là approuvait les massacres reprochés à celui-ci ».

Satisfaction morale donc, pour Peter Handke, à défaut de réparation du tort causé par un acharnement médiatique : le Nouvel Obs est condamné au paiement d’un euro de dommages et intérêts, et des 2500 euros de frais de justice.

 

samedi, 01 septembre 2007

0, 34 % de chances au tirage

Dans sa lettre type de refus de manuscrit, l’éditeur belge de théâtre LANSMAN s’appuie sur une réalité statistique. Après avoir annoncé à l’auteur, comme il est d’usage, que son manuscrit n’entre pas dans la ligne éditoriale de la maison, il ajoute :

« Cela ne signifie aucunement que votre pièce est sans intérêt. Simplement, malgré notre potentiel d’édition (45 à 55 livres par an, soit environ 70 pièces), les statistiques prouvent qu’un texte qui arrive dans la boîte aux lettres (postale ou courriel) a 0, 34 % de chances d’être publié chez nous. »

Et l’éditeur conclut, avec une certaine gentillesse : « Donc pas de coup de cafard, pas de renoncement : nous vous souhaitons de trouver rapidement un collègue éditeur qui sera heureux de vous publier. »