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samedi, 12 septembre 2015

Une publication dans L'Atelier du roman

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L'Atelier du roman n° 83 (septembre 2015) accueille 13 de mes textes courts sur le thème du métier d'écrivain.

 

samedi, 29 août 2015

Les Moments littéraires n° 34

Gilbert Moreau, l’infatigable animateur de cette revue de l’écriture intime, reste fidèle à sa formule : un auteur principal, auquel il consacre un dossier et un entretien, quelques auteurs invités (avec souvent des extraits de journaux), des critiques de livres. Ce numéro 34 est centré sur Colombe Shneck, présentée par Jean-Noël Pancrazi.

Journaliste de radio et de télévision, réalisatrice de documentaires, Colombe Shneck est surtout l’auteur d’une œuvre littéraire essentiellement tournée vers la chronique familiale avec un thème récurrent : le secret de famille. Depuis L’Increvable Monsieur Schneck, elle poursuit son travail de mémoire familiale avec Val de Grâce et La Réparation. Avec Dix-sept ans, elle révèle un secret personnel : celui de son IVG. Sa première fiction, Sœurs de Miséricorde, paraît en cette rentrée 2015.

L’histoire de sa famille juive est pleine de terribles secrets, qui lui furent cachés par ses parents afin de lui donner une enfance heureuse. La guerre et la déportation, la mort des proches dans les camps, le grand-père coupé en morceaux (affaire qu’elle découvre dans un vieux Paris Match !). Mais dit-elle, « ce n’est pas parce que les choses ne sont pas exprimées clairement que les enfants ne les savent pas. Ils devinent tout. »

Son œuvre est une recherche de la vérité et de la sincérité, dans une démarche qu’elle partage avec Annie Ernaux, l’un de ses modèles : « C’est une écriture que j’aime. Raconter les faits sans se donner le beau rôle, en étant capable de raconter l’humiliation, la honte, ne pas se mentir, être sincère, c’est quelque chose que j’admire, que j’essaie de reproduire. » Ce riche entretien se poursuit avec un texte de l’auteur, « La glace à la pistache », souvenir de ses relations avec son éditeur Jean-Marc Roberts.

Dans la deuxième partie de la revue, Hervé Ferrage nous livre des extraits d’un Carnet du 11 septembre, tracé pendant les jours qui ont précédé et suivi la catastrophe de New York. Claire Dumay analyse sa relation à l’écriture : « J’écris, je continue à écrire, j’écrirai quand bien même je serai peu lue. »

 

Les moments littéraires n° 34, BP 30175, 92186 Antony Cedex.12 €.

http://lml.info.pagesperso-orange.fr 

lundi, 20 avril 2015

Les moments littéraires n° 33

les moments littéraires,lydia flemS’ouvrant sur un portrait composé par Claude Burgelin, le numéro 33 des Moments Littéraires consacre son dossier à Lydia Flem, écrivain et photographe, auteur d’essais sur Freud et Casanova ainsi que d’une trilogie familiale (Comment j’ai vidé la maison de mes parents, Lettres d’amour en héritage, Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils).

Encore étudiante, Lydia Flem a été l’assistante de Ménie Grégoire pour son émission La Responsabilité sexuelle. Une expérience enrichissante, à l’issue de laquelle elle se dit « qu’il fallait trouver d’autres réponses que la radio, que cela ne pouvait être un show. » Elle devient psychanalyste, en réaction à cette « absence, durant sa toute petite enfance, de mots pour exprimer les traumatismes de sa famille ». Une tragique histoire familiale : grand-père exilé de Russie et assassiné, mère déportée à Auschwitz, père prisonnier des nazis. Dans son entretien avec Gilbert Moreau, elle précise : « Du côté de mon père, il n’y avait quasiment rien à transmettre et ce rien me pèse toujours comme l’absence de tombe pour mes grands parents. D’ailleurs, si mes parents ont tant accumulé au cours de leur vie, c’était sans doute pour former un rempart contre le vide qui les avait précédés ».

Suivent quelques textes, dont une Lettre à Paul Celan, que sa mère a connu dans sa jeunesse. Lydia Flem évoque cette rencontre. « Avant la guerre, à Tours, tu avais deux amis, l’un s’appelait Marcel, l’autre Paul. Tu aimais le premier, le second était amoureux de toi. Quarante ans après la guerre, tu appris incidemment ce qu’il advint de ce dernier. Tu en fus bouleversée. Je t’en voulais d’avoir préféré le pharmacien au poète. Je lui adressai une lettre imaginaire. »

Ce numéro contient aussi des extraits du Cahier du peintre Serge Poliakov. Quittant la Russie, il s’installe à Paris en 1923. Ses notes et aphorismes témoignent de l’intensité de sa recherche artistique.

« Contrôlez votre imagination, ne lui laissez pas libre cours, sinon elle vous mènera au chaos. »

« Un tableau doit être monumental, c’est-à-dire plus grand que ses dimensions. »

« C’est une erreur d’attendre l’inspiration. Elle ne vient qu’au cours du travail incessant. »

 

Les Moments Littéraires, BP 30175, 92186 Antony Cedex. 12 €.

http://pagesperso-orange.fr/lml.info/

 

vendredi, 06 mars 2015

Feuilles d'hiver

Deux belles revues ont récemment accueilli mes textes.

Dans OUSTE n° 23 (conspiration 2015), figure une prose courte, "Double tour".

La revue canadienne MOEBIUS publie dans son numéro 144 six de mes textes courts sur le thème Animaux.

 

  ouste,moebius,jean-jacques nuelouste,moebius,jean-jacques nuel

jeudi, 14 août 2014

Les moments littéraires n° 32

les moments littéraires,cécile reimsDeux fois par an, la revue Les moments littéraires dirigée par Gilbert Moreau nous propose un dossier sur l’écriture intime. Le dernier numéro est consacré à Cécile Reims, artiste (graveur) et auteur au parcours atypique, née en 1927 à Paris de parents d’origine lituanienne. À la mort de sa mère, quelques semaines après sa naissance, son père décide de la confier aux grands parents maternels qui vivent en Lituanie. Une enfance merveilleuse et magique avant le retour à six ans à Paris auprès de son père. Juive, elle voit sa famille anéantie pendant la dictature nazie. Après la Libération, elle part en Israël pendant 18 mois, avant de revenir en France pour raisons de santé. En 1951 elle rencontre Fred Deux, dessinateur et écrivain (Les moments littéraires lui ont consacré le numéro 22), qu’elle épouse en 1956. Elle se met à la gravure avec Joseph Hecht, puis commence le tissage, entre autres pour des raisons alimentaires ; elle y rencontre un grand succès, travaillant notamment pour Dior. Puis elle abandonne cet artisanat pour revenir à la gravure, dans l’anonymat, en gravant les dessins de Hans Bellmer (travail bien rémunéré mais « clandestin », toujours signé par Bellmer, notamment pour des raisons de cote de l’artiste). Enfin, travaillant avec Fred Deux, ou seule, elle peut enfin affirmer son originalité au burin et à la pointe sèche, entre une gravure personnelle et la gravure d’interprétation.

L’écriture est venue tardivement, elle choisit l’autobiographie plutôt que la fiction car, dit-elle, « je n’ai aucun imaginaire et mon esprit n’est pas poétique ». Après L'Épure, édité en 1962, elle publie Bagages perdus (1986), Plus tard (2002), Peut-être (2010) et cette année, Tout ça n'a pas d'importance.

Le dossier s’ouvre par un portrait signé Pierre Wat, se poursuit par un long et passionnant entretien avec Gilbert Moreau. Suit un texte de Cécile Reims, « La ligne d’horizon », où l’on retrouve les thèmes du procès et de l’identité.

Signalons par ailleurs dans cette livraison des extraits du journal d’André Bay, « Vieillir, mourir », que l’auteur a tenu en 1996, l’année de ses 80 ans. Il évoque les atteintes de l’âge et l’approche de la mort, sans rien dissimuler de ses misères, mais en gardant lucidité et combattivité. « Il ne faudrait pas que penser à la mort m’empêche de vivre. »

 

Les moments littéraires n° 32. BP 30175, 92186 ANTONY Cedex. 12 €.

http://pagesperso-orange.fr/lml.info/

 

dimanche, 29 juin 2014

Patchwork n° 2

 

patchwork,anthony dufraisse

Paraissant deux (ou trois) fois l’an, voici à l’orée de l’été 2014 la nouvelle livraison de l’élégante revue Patchwork animée par Anthony Dufraisse, sous un habillage de Sébastien Lordez. D’un format réduit pour tenir dans une poche (revolver ou non), elle n’en compte pas moins 94 pages et un riche contenu. Un sommaire de qualité et éclectique, justifiant la citation en exerge de Georges Perros : « Il faudrait créer une revue d’une imprévisible diversité, façon patchwork ». Un peu d’histoire littéraire, avec Kenneth White parlant de Leopardi, Jacques Henric évoquant Leiris, ou Valérie Mrejen rendant compte d’une émission d’Apostrophes avec Georges Perec et Alain Robbe-Grillet ; de beaux poèmes de Nathalie Riera et Iskandar Habache ; une folle et délicieuse « histoire d’un carnet de timbres-poste ou Le Diable est dans les détails » de Maxime Caron et une rubrique finale « Le mot de la fin » tenue cette fois par Anthony Dufraisse et qui sera écrite par un auteur différent à chaque numéro. N’hésitez pas enfin à fureter sous la couverture à rabats : vous y trouverez des chroniques littéraires du maître des lieux intitulées « Sous les couvertures ».

L’un de mes textes « Sommeils » figure dans Patchwork n° 2 après être paru une première fois en 1999 dans la revue L’Infini n° 68.

Patchwork n° 2, 7 €. Ecrire à :

revuepatchwork@free.fr

mercredi, 25 juin 2014

Soleils levants

soleilslevants.jpgLa revue Passage d’encres a cessé sa parution régulière mais continue de produire des « hors séries ». Le dernier en date, intitulé « soleils levants », traite bien evidemment du Japon.

Andoche Praudel, céramiste, photographe, écrivain et grand connaisseur du pays, en est l’artiste invité. Il assure la coordination de cet ensemble, avec Atsuko Nagai et Martine Monteau. Cette dernière présente ainsi le Japon : « Ce pays de retenues et de décharge soudaine, de pudeurs et d’exaltation des sens, d’îlots séparés et de solidarités, où les énergies contraires défont périodiquement des cités entières, des milliers de vies ensemble, nous fascine et nous fait peur. »

L’archipel du soleil levant est vu aussi bien sous l’angle de ses traditions que sous celui de sa récente et tragique actualité : Fukushima. On y parle du nucléaire, du tremblement de terre, mais aussi des temples traditionnels, des missionnaires angevins au Japon depuis le 19e siècle, de cinéma, de théâtre et de poésie. De belles photos et illustrations complètent ce superbe numéro.

Soleils levants, Passage d’encres, 20 €.

Passage d’encres, Moulin de Quilio, 56310 Guern.

Passagedencre@orange.fr