jeudi, 09 juin 2005
Où l'on parle encore des blogs littéraires
Sur Wanadoo Maroc, un billet intitulé
Voyage dans la blogosphère littéraire,
où l'on apprend que Jean-Jacques Nuel (comme Christian Cottet-Emard) est un écrivain anonyme.
Voilà sans doute pourquoi j'ai publié un roman qui s'intitule Le nom !
18:35 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent
vendredi, 03 juin 2005
Un article sur Arte-tv
Sur le site de la chaîne ARTE, parmi la sélection de livres de la semaine, un article sur Le nom :
http://www.arte-tv.com/fr/886816.html
20:25 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent
mardi, 31 mai 2005
Houellebecq hors-série

Hors-Série HOUELLEBECQ
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DVD EXCLUSIF
En avant-première de la parution de son nouveau roman, La Possibilité d’une île le 1er septembre, Les Inrockuptibles publient un hors-série exceptionnel sur Michel Houellebecq accompagné d’un DVD exclusif avec 1 h 40 d’entretien réalisé en avril 2005 ainsi que son film érotique : La Rivière.
Au programme de ce hors-série de 100 pages :
> La place de Houellebecq dans la littérature en France en 2005
> L’ « abécédaire Houellebecq » ou le lexique de son univers.
> Houellebecq vu par ses différents éditeurs
> Houllebecq vu de l’étranger : témoignage de Julian Barnes
> Houellebecq et le cinéma
> L’intégrale des interviews parues dans Les Inrockuptibles
> Les chroniques de Houellebecq écrites pour Les Inrockuptibles à la fin des années 90.
> Reportage sur l’adaptation de Plateforme à l’ICA de Londres, fin 2004
> Bibliographie complète et portfolio inédit réalisé par Houellebecq lui-même.
+ DVD EXCLUSIF :
> Interview vidéo exclusive d’1 H 40 réalisée en avril 2005 sur ses terres en Espagne : retour sur l’ensemble de sa vie et de son œuvre à travers 10 chapitres correspondant aux 10 livres-clés de sa carrière.
> Court-métrage érotique de 16 minutes, réalisé par Michel Houellebecq en 2002 : La Rivière.
En kiosque (12 €)
En partenariat avec I Télé et France Culture
*
Un bel objet, assurément, de quoi ravir les fans de Houellebecq. Belle mise en page, superbes photos, iconographie, interviews intéressantes (notamment celles de ses éditeurs Bulteau, Nadeau, Sorin), repères chronologiques, quelques articles de fond. Un DVD propose un long entretien avec l’auteur, réalisé en Espagne, qui revient sur chacun des livres publiés.
Et pourtant, la déception s’installe et perdure devant un certain manque de consistance, la plupart des articles reproduits ont déjà été publiés dans Les Inrocks, critiques de livres ou contributions de MH au magazine.
De l'entretien de 100 minutes, entrecoupé de silence, d'hésitations, (dans lequel Houellebecq reste conforme à l'image qu'il a créée ou qu'il a laissé créer, habillé en Deschien, fumant cigarette sur cigarette sur cigare placés entre l'index et l'annulaire, air gêné, "médiatique en étant anti-médiatique", comme le souligne Julian Barnes), on apprend peu de choses : sa foi en la science, qui fait avancer la Vérité ; sa certitude de la fin inéluctable des religions, qu'il considère comme "triste", l'homme ayant troqué son espoir en une vie éternelle pour un désespoir du néant ; son refus d'être taxé de réactionnaire, car il croit en l'irréversibilité des choses et ne se pose pas la question de savoir si c'était mieux avant, tandis que le réactionnaire veut un retour vers un âge d'or.
La question reste entière : comment et surtout pourquoi Michel Houellebecq est-il devenu l'auteur français le plus reconnu, le plus traduit dans le monde ? Que l'auteur lui-même n'ait pas toutes les clés, rien de plus normal, la création devant se faire largement en aveugle, au revers d'une certaine opacité de la pensée - mais il manque encore (à ma faible connaissance) et malgré un texte intéressant de ce hors-série signé Marc Weitzmann, des études et des critiques puissantes de ce phénomène unique, que l'on ne peut réduire - comme le font certains lecteurs rapides - à la seule dimension sociologique. Que Houellebecq soit le meilleur observateur de l'homme moyen de son temps ne suffit pas à expliquer la dimension de son œuvre et sa résonance auprès de ses lecteurs. J. G. Ballard nous dit à quel point il a été impressionné par Les Particules élémentaires : « Je pense que c’est le principal, chez Houellebecq, ce qui explique qu’il est un vrai original : vous vous souvenez de ce qu’il écrit. Il mord profondément, et il ne lâche pas prise. La plupart des écrivains, malheureusement, sont complètement oubliables. Vous oubliez ce qu’ils racontent au moment même où vous les lisez. Houellebecq apporte des nouvelles, alors vous vous asseyez, et vous faites attention. »
L’un des plus grands cinéastes français, Maurice Pialat, avait d’ailleurs mesuré l’importance de cette œuvre. Ayant d’abord songé à adapter Extension du domaine de la lutte (les droits étaient malheureusement déjà vendus), il avait ensuite prévu d’adapter Les Particules élémentaires, mais la maladie l’empêcha de réaliser ce projet.
20:55 Publié dans Lectures | Lien permanent
samedi, 28 mai 2005
L'album de Monsieur K.

Invité à s'épancher sur le divan, Monsieur K. refusa de se séparer de son Journal et demeura bouche close.
Gérard Bertrand, artiste inventeur d'images, nous propose sur son site une série de 16 photographies, "L'Album de Monsieur K."
"Et si l'ami Max Brod ne s'était pas contenté de sauver des flammes les petits cahiers bleus. S'il avait, malgré l'interdiction, conservé aussi un mince album de seize photographies ? Et ce serait cet album qui serait présenté ici. Un album de photographies improbables où Franz Kafka (Monsieur K.) apparaîtrait dans des lieux et approcherait des personnages qu'il aurait pu (ou qu'il n'aurait jamais dû) rencontrer. Une vie rêvée en sorte. Un hommage, de toute façon."
Un voyage dans le temps et dans l'imagination, des scènes irréelles mais d'une secrète cohérence. Les éclairages, les compositions, les atmosphères et le ton sépia ont été choisis pour restituer au mieux le climat de cauchemar tranquille et d'horreur ouatée qui baigne les écrits de Kafka. Le regard admiratif que porte Gérard Bertrand sur le génial écrivain qui hanta la Ruelle d'Or de Prague n'exclut pas la distance, une ironie respectueuse que n'eût pas reniée l'auteur du Procès.
20:55 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent
jeudi, 26 mai 2005
La fureur des blogs littéraires
Dans Le Nouvel Observateur de cette semaine (26 mai - 1er juin), Anne Crignon livre un article sur les blogs littéraires :
http://www.nouvelobs.com/articles/p2116/a269263.html
Une étude assez chaleureuse qui est une première reconnaissance de l'importance des blogs littéraires, et de la qualité de certains d'entre eux, même si, précise-t-elle, "le meilleur voisine avec le pire".
Dans son choix, j'ai retenu 3 blogs qui sont pour moi parmi les meilleurs du moment :
Du coq à l'âne
Stalker, Dissection du cadavre de la littérature
Christian Cottet-Emard
20:35 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent
vendredi, 20 mai 2005
Louis Pize (1892 – 1976)
Ardéchois de naissance (Bourg Saint-Andéol, 18 mai 1892), Louis Pize, après des études secondaires au lycée de Tournon, vint à Lyon pour préparer une licence en droit.
D’abord clerc d’avoué, il quitta cette carrière pour l’enseignement : de 1924 à 1964, il fut professeur de lettres dans divers établissements privés dont l’externat Saint-Joseph de Lyon. Son oeuvre reconnue comptant notamment une quinzaine de recueils se vit couronnée par le Grand Prix des Poètes français en 1970. Il était l’ami de Francis Jammes et de Patrice de la Tour du Pin.
Sous l’yeuse et le pin
Sombre enclos traversé de rayons éclatants,
Les fuseaux des cyprès m’ouvrent ton labyrinthe.
J’avance et tout à coup m’enveloppe l’étreinte
Amère et douce du printemps.
Dans le ciel qui brasille un peuple d’oiseaux chante.
Ceux qui dorment tout près ne les entendent pas.
Sous l’yeuse et le pin, ma jeunesse, là-bas,
Repose à l’ombre de la pente.
In Le bois des adieux
*
Strophes, vous êtes un reflet
Bref et changeant des heures.
Mais le plaisir, las ! des meilleures,
Où s’est-il envolé ?
Dans le sombre azur que divise
Le cèdre aux glaives noirs,
Dans le clair silence des soirs
Que balançait la brise ?
Ainsi l’heure qui va finir
Souffle un peu de lumière.
Toutes nous blessent. La dernière
Eteint le souvenir.
In Le bois des adieux
20:30 Publié dans Anthologie de poètes lyonnais | Lien permanent
samedi, 07 mai 2005
Une tigresse

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Une tigresse, à la poursuite du chasseur qui lui a dérobé son petit, est trompée par sa propre image reflétée dans un miroir.
Physiologus
Cambrai, vers 1270-1275
Douai, Bibliothèque municipale, ms. 711, fol. 2
20:50 Publié dans Bestiaire | Lien permanent


