dimanche, 18 décembre 2005
Houellebecq, par Demonpion
Une enquête biaisée
(article paru dans Le Journal de la Culture n° 17)
Dans sa biographie « non autorisée », Denis Demonpion, journaliste au Point, mène l’enquête sur Michel Houellebecq, ce phénomène des médias ; il éprouve une réelle admiration pour l’œuvre, ce qui ne l’empêche pas de garder une distance critique envers le « personnage » et d’estimer que, sous ses airs gauches et indolents, l’homme est un calculateur très habile, « un orfèvre en manipulation, un maître en dissimulation ». La dernière phrase du livre résume sa thèse : « De manière pesée, appliquée, méthodique, Michel Houellebecq construit sa vie comme un roman, et il en use magistralement. »
Mais les deux preuves apportées par le biographe, ces petits arrangements avec l’état civil, à savoir l’utilisation d’un pseudonyme et le rajeunissement de deux ans, ne sont pas très convaincantes.
D’abord, le pseudonyme. Nombre d’auteurs ont recours à un pseudonyme, sans qu’on en tire de conclusion aussi radicale. L’emprunt de « Houellebecq » peut être vu comme un hommage rendu à sa grand-mère paternelle Henriette, qui l’a élevé et a été la seule à lui donner de l’amour, ainsi qu’une façon de rejeter une existence malheureuse vécue sous le nom de Thomas.
Quant à la falsification supposée de l’année de naissance, jeu d’écriture que Houellebecq aurait selon Demonpion transposé avec malignité dans la différence d’âge des deux héros des Particules élémentaires (l’aîné Bruno né en 1956, Michel le cadet en 1958), Houellebecq s’en explique dans le journal « Mourir » qu’il a mis en ligne sur internet (www.michelhouellebecq.com) :
« Je suis né en 1956 ou en 1958, je ne sais pas. Plus probablement en 1958. Ma mère m’a toujours raconté qu’elle avait trafiqué l’acte de naissance pour me permettre de rentrer à l’école à quatre ans au lieu de six – je suppose qu’il n’y avait pas de maternelle à l’époque. Elle s’était persuadée que j’étais un surdoué – parce qu’à l’âge de trois ans, paraît-il, j’avais appris à lire tout seul, avec des cubes, et qu’un soir en rentrant elle m’avait retrouvé, à sa grande surprise, lisant tranquillement le journal.
Qu’elle ait eu le pouvoir de le faire, ça ne fait aucun doute : les actes d’état civil étaient manuscrits et approximatifs, et elle faisait vraiment partie des notables à l’époque à La Réunion, elle y avait des relations puissantes. »
Cette biographie bien enlevée, d’une écriture alerte, contient, à défaut de révélations fracassantes, bien des éléments intéressants sur le parcours de Houellebecq : ses études d’ingénieur agronome, titre qu’il partage avec Alain Robbe-Grillet ; son passage à l’école Louis-Lumière où il a appris les techniques du cinéma (ce qui laisse présager qu’il n’abordera pas en naïf absolu la réalisation de son prochain film) ; sa relation privilégiée avec Michel Bulteau, son véritable découvreur ; le rôle moteur de Raphaël Sorin ; ses quinze années d’informaticien (qui l’inspireront tant pour son premier roman), dont les six dernières à l’Assemblée nationale, boulot de subsistance qu’il vit dans la désespérance mais dont il s’acquitte avec conscience ; ses deux mariages ; son impossibilité de placer auprès des éditeurs le manuscrit d’ Extension du domaine de la lutte, cette œuvre aujourd’hui culte, et le combat de sa femme Marie-Pierre et de Dominique Noguez pour arracher à Maurice Nadeau la publication du manuscrit ; les démêlés avec les membres doctrinaires de la Revue Perpendiculaire, vrais commissaires politiques auxquels Demonpion accorde trop d’importance ; sa brève expérience de la chanson et de la scène (il a fait l’Olympia !), que Didier Saltron présente ainsi : « Un grand moment de catastrophe musicale. Avec sa dégaine de dépanneur en informatique venu de Villepinte, il swinguait comme un fer à repasser. » ; la détresse du couple Houellebecq en Irlande, harcelés et insultés au téléphone après les déclarations de l’auteur sur l’Islam, l’aide et le refuge apportés par Michel Déon.
Côté sensationnel, Demonpion a retrouvé et interrogé les parents de l’écrivain. Celui-ci s’est brouillé violemment avec ses géniteurs, qu’il accuse, avec raison, de l’avoir abandonné. « Je les ai très peu vus pendant mon enfance. En un sens, c’était des précurseurs du vaste mouvement de dissolution familiale qui allait suivre. » Demonpion leur fait la part trop belle et se fie trop à leur parole, notamment celle de la mère, qui manipule l’interviewer. Après avoir lu les œuvres (dans Les particules élémentaires, elle apparaît même sous son véritable nom de jeune fille), on l’imaginait monstrueuse ; après avoir lu ses déclarations recueillies dans ce livre, l’opinion risque d’être encore plus sévère. Militante permanente qui s’est occupé des déshérités de la terre entière mais ne s’est jamais occupé des siens, elle va jusqu’à livrer ce jugement incroyable sur son fils : « Un surdoué mental, un sous-doué affectif » ! (A qui la faute ? a-t-on envie de lui rétorquer.)
Ce livre est aussi la saga d’une réussite exceptionnelle, celle d’un homme parti de rien, sans atouts, parvenu avec méthode et pugnacité au sommet de la littérature internationale. On savoure rétrospectivement cet extrait d’une lettre du 15 août 1990, où il parle de ses premières publications de poésie : « Si ça continue, je vais en arriver au point (théoriquement impossible) où la littérature constituera, non seulement ma principale source d’intérêts, mais également ma principale source de revenus. Il vaudrait mieux pas, car ça signifierait des revenus vraiment ridicules. »
Si le livre s’intitule Houellebecq non autorisé, c’est parce que le « sujet d’étude » n’a pas voulu collaborer à cette biographie ni répondre aux questions de Demonpion. Les approches sont exposées avec clarté, et Houellebecq reprend les mêmes choses dans son Journal : « C’est alors qu’une idée m’est venue, que je continue à trouver éblouissante. Je laisserais Demorpion (sic) écrire sa biographie, enquêter, etc., puis il me remettrait son manuscrit terminé. Je le lirais, puis j’y rajouterais des notes de bas de page. Je n’interviendrais en aucune manière sur le texte de l’auteur, mais lui-même s’engageait à un respect total pour mes notes. On obtiendrait au final un objet curieux, ne ressemblant à mon avis à rien de ce qui a pu être fait dans ce domaine. ». Il est certain que l’on a raté là l’occasion d’un grand livre, original et contradictoire.
Traquant, avec le travers commun des biographes, des similitudes entre la vie du romancier et ses créatures romanesques, en tirant des conclusions parfois hâtives, écrivant quelques naïvetés, traînant un indécrottable fond de politiquement correct, Demonpion ne convainc pas mais livre néanmoins un ouvrage plutôt attachant et un portrait plus nuancé qu’on n’aurait pu le craindre de ce grand provocateur - qui répond simplement après la tempête provoquée par ses œuvres : « Si on ne peut plus rien écrire, il n’y a plus qu’à aller se coucher et faire des dominos. »
Houellebecq non autorisé, enquête sur un phénomène, par Denis Demonpion, Maren Sell éditeurs, 20 euros.
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vendredi, 16 décembre 2005
Combat du dragon et de l'archange Michel
18:25 Publié dans Bestiaire | Lien permanent | Commentaires (1)
dimanche, 11 décembre 2005
L'internet littéraire, vu par Le Point
Un article intéressant, « La grande parlerie », signé Jacques-Piere Amette, dans Le Point :
http://www.lepoint.fr/litterature/document.html?did=171767
La vie littéraire est-elle vivifiée par l’Internet ? A l’évidence, oui, pour l’auteur de l’article qui fait un tour d’horizon, des sites officiels d’éditeurs aux revues en ligne, forums et blogs. Malheureusement, suivant l’adage « On ne prête qu’aux riches », il ne parle que des sites et blogs d’écrivains très connus (Werber, Vargas, Bon, Assouline, Houellebecq… et l’inévitable Mu Zimei – qui aurait atteint 30 millions de connexions/jour !) Pour un panorama, cela manque vraiment de diversité et de curiosité !
11:10 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 29 novembre 2005
La presse Littéraire
La presse Littéraire en kiosques le 15 décembre 2005
Le 15 décembre 2005, en accord avec le groupe Entreprendre – Robert Lafont, Le journal de la Culture, bimestriel, devient La presse Littéraire, revue désormais mensuelle, distribuée à 25 000 exemplaires en kiosques, 180 x 280 mm, dos carré, offrant 100 pages denses (l'équivalent de 300 feuillets) consacrées à la Littérature et à l'Écrit. Un cahier Journal de la Culture, lié à l’actualité du cinéma, du théâtre, de la musique et des arts, vient clore la revue.
Ce qui représente encore plus d'ouvrages critiqués, commentés, mis en perspective, plus d'entretiens, d'études et toujours ce va-et-vient entre les "anciens" et les "modernes".
La "philosophie" et le positionnement de la revue restent les mêmes :
Ni guide ni vade-mecum du prêt à penser, éclectique, passionné, ouvert à toutes les tendances, nécessairement subjectif dans ses choix et ses approches éditoriales, La presse Littéraire a pour seule ambition de donner à lire, à voir et à entendre en allant à la découverte - ou à la redécouverte -, sans a priori, chapelles, ni parti pris, de la littérature dans toutes ses composantes : être un lieu de passages et de convergences, à l'intersection de l'émotion, de la passion, des talents et du plaisir. Un révélateur de sensations.
Le blog de La presse Littéraire est d'ores et déjà ouvert.
Information communiquée par Joseph Vebret, responsable du Journal de la Culture.
19:05 Publié dans Revues littéraires | Lien permanent | Commentaires (0)
dimanche, 20 novembre 2005
LE SENS et autres textes
LE GUET
Le ciel était constellé d'escales. L'une d'entre elles seulement recélait un piège, réputé mortel ; aussi le héros sans cesse devait se tenir sur ses gardes, au plus fort de la rencontre, de l'amour et de l'émerveillement.
BALANCE
Si l'on en croit les statistiques, on peut avancer que depuis l'irruption sur la terre de l'homme, ce mammifère intelligent, le nombre des naissances est à peu près équivalent à celui des décès parmi sa race. A noter toutefois un très léger excédent des naissances, dû probablement à leur antériorité sur les décès ; il aurait fallu en effet que l'agent recenseur comptabilise par anticipation les morts à intervenir pour ne pas fausser la balance. Mais le lecteur aura rectifié de lui-même.
LE PIEGE
Parvenu au milieu du désert, le fugitif s'aperçut qu'il n'avait plus assez de vivres et d'eau pour continuer sa route. Désormais, qu'il revienne sur ses pas ou poursuive devant lui, en quelque sens qu'il se tourne, il n'irait nulle part.
LE NOMBRE
Lors de la visite de la bibliothèque régionale, on lui montra les silos à livres, noires tours aveugles dans le ciel ; il pensa que ses trois ouvrages, qu'il avait mis quinze ans à écrire, reposaient là, étouffés par des millions d'oeuvres, et se sentit soudain plus insignifiant que la blatte qui courait sur le sol, entre la pelle et le balai.
UN CAS
En ce mois de novembre 1957, les clients du docteur L., psychanalyste de son état, connurent des séances particulièrement agitées. Le vieux docteur, devenu prostatique, devait se lever tous les quarts d'heure pour satisfaire un impérieux besoin d'uriner, et interrompait chaque fois le discours de ses patients. Il convient d'ajouter qu'une autre gêne, liée à la configuration des lieux, rendait la situation des malades encore plus inconfortable. Contrairement à ses confrères, l'analyste était très pauvre, n'ayant jamais voulu pratiquer les tarifs prohibitifs de la profession et oubliant parfois de réclamer son dû aux moins fortunés ; aussi n'occupait-il qu'un modeste logis. Son cabinet était une pièce minuscule, avec une seule fenêtre sous laquelle il avait installé son fauteuil, du côté opposé à la porte ; le divan, au milieu, s'étendait sur toute la largeur du réduit, sans qu'il reste d'espace pour le contourner. Cette singulière disposition expliquait une pratique du docteur, tout-à-fait unique parmi les analystes : en début de séance, il précédait le client dans la pièce, puis escaladait tant bien que mal le divan pour gagner son fauteuil. Le lecteur comprend mieux désormais combien cette hypertrophie de la prostate - maladie courante chez les hommes âgés - perturba les cures des clients, ceux-ci devant fréquemment se lever pour permettre au docteur d'accomplir, aller ou retour, ses laborieux franchissements.
LE SENS
On se regarde vieillir comme on suit des yeux le cours d'une rivière ; on se regarde écrire, la main avance vers la fin.
(Ces petits textes, écrits voici une vingtaine d'années, ont été publiés en revues et magazines.)
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lundi, 14 novembre 2005
L'Irlande de Michel Déon
Pages irlandaises (article paru dans Le Journal de la Culture n° 16)
Michel Déon, auteur d’une œuvre romanesque importante, membre de l’Académie française, a partagé l’essentiel de sa vie entre la Grèce et l’Irlande. Après des pages grecques, il nous livre des pages irlandaises, chroniques entrelacées de souvenirs, de portraits, de légendes, empreintes d’un amour non exempt de lucidité, relevant aussi bien quelques défauts éternels de ce peuple (qui sont autant de qualités) que les ravages exercés par le modernisme et le tourisme sur la tradition.
De ces pages consacrées à l’Ouest du pays (Déon s’est installé dans le comté Galway et y vit l’automne et l’hiver, soit au rebours de la saison touristique, quand le climat est le plus sauvage), se détachent quelques personnages aujourd’hui disparus : la grande Sarah, « esprit régnant des tourbières, des eaux noires et des monts perdus dans la brume », partie sur les routes après la mort de ses six enfants, se parlant à elle-même, faisant les demandes et les réponses, théâtre pathétique sans personne ; Derek T., « gentilhomme de loisir », fin de race, issu de cette moyenne aristocratie anglaise venue sur les traces de Cromwell, noblesse déchue et ruinée entretenant l’illusion de fastes impossibles, et qui se suicide ; Tim, le facteur à bicyclette sous le vent et la pluie, refusant de prendre sa retraite pour ne pas signer son arrêt de mort ; Pat-Jo le maçon qui n’ayant jamais quitté son comté, part sans inquiétude à Lourdes guérir de la lèpre ; Lady H., châtelaine originale et généreuse de Dun Guaire à Kinvarra, qui monte en amazone dans les chasses ; des solitaires croisés sur les routes, près des tourbières, ou dans des forêts hantées par la sorcière, la banshee ; une visite de Thoor Ballylee, la tour austère de Yeats, le grand poète prix Nobel, tour dont il s’échappait pour retrouver à Coole Park, dans une ambiance religieusement littéraire, lady Gregory et ses fastes ; la poursuite de l’ombre de Yeats dans son Sligo natal, près de Benbulgen, énigme de la nature, caillou météorite jeté sur la plage ; des portraits d’écrivains irlandais originaux, dont Ulick O’Connor, pugiliste et avocat, ou John McGahern.
L’Irlande essentielle, éternelle ? Au-delà des paysages et des êtres, le verbe. Ce « délire verbal irlandais qui oscille entre la fête et le désespoir », et ce gift of gab, don du bagout, l’humour présent jusque dans le sacré de la mythologie. « Le Verbe est l’arme absolue des peuples qui refusent de se soumettre à un oppresseur. La liberté reconquise, le Verbe reste une griserie, un remède contre les lourdeurs et les vicissitudes de ce monde. » C’est aussi une condition de survie. « La vie de la verte Erin est toujours en péril. Si les hommes de pensée n’y veillaient plus, son histoire, ses cauchemars, ses songes féeriques, son extraordinaire faculté de s’évader de l’épuisante réalité, pour vivre de fantasmes, seraient à jamais oubliés. »
Car l’Irlande est née de son propre songe, de sa situation insulaire, à l’extrême de l’Occident, de son paysage aride et sublime, de sa pauvreté, de la longue occupation anglaise et de la résistance intérieure des habitants.
La complicité, la proximité de Déon avec l’Irlande, qui n’est pas une assimilation (il se refuse ainsi à avoir une opinion sur le conflit de l’Ulster, il reste un « étranger en résidence, si longue que soit déjà cette résidence ») lui permettent d’appréhender cette si grande originalité de ses habitants. Et on ne pourra lui reprocher que de ne pas aller dans les pubs boire de la bière, ces deux institutions irlandaises (ou il s’en cache bien !)
Ce livre est le portrait d’une Irlande largement passée, d’une âme et d’un idéal mis à mal par l’évolution et l’intégration dans la communauté européenne, intégration dont le pays a certes financièrement profité. « Ô mes enfants, qu’êtes-vous en train de faire d’un des plus poétiques pays d’Europe ? » Regret d’un rythme et d’un mode de vie étranger à toute rentabilité, regret de ce bétail errant sur les routes, et surtout de ces troupeaux de moutons qui soudain vous encerclent, « mer de laine frisée » et dont on attend sans impatience la fin du passage.
On se dit que Déon a la nostalgie, comme tout individu de son âge, et depuis que l’homme est sur terre, ne s’est-il pas toujours dit que c’était mieux avant, surtout du temps de sa jeunesse, et que le monde est en décadence ? Et cependant, sans nier ce phénomène très humain, force est de constater que le pays a changé objectivement, comme bien d’autres en Europe. Les nouvelles constructions, « champignons vénéneux » par leur forme et leur couleur, sont plus laides ; les habitants sont moins beaux. « Je regarde autour de nous : les Irlandais auraient-ils, sans que je m’en sois aperçu, pris tellement de poids ces dernières années qu’à table les fesses débordent des chaises paillées et les seins bondissent hors des corsages ? Ou est-ce que, porté par mon enthousiasme et hanté par l’histoire de la grande famine de 1848-1850, je ne les ai pas vus s’empâter à ce point ? » Il n’est en effet que de se promener par les rues de Dublin pour constater avec effarement le nombre grandissant d’obèses dans les rues, sans proportion avec ce que l’on peut voir en France. « La prospérité s’est abattue sur l’Irlande comme la pédophilie sur le bas-clergé.»
« Cast a cold Eye / On Life, on Death, / Horseman, pass by!” (Regarde froidement – la vie, la mort – Cavalier, passe ton chemin !) écrivait Yeats peu avant sa mort, vers qui donnent son titre à ce recueil. Déon trace (et retrace) des figures qui n’existent plus, qui incarnaient au plus haut point l’Irlande des tourbes, des landes, des songes et des mythes, et qui ne reviendront plus (comme peut-être la figure même d’écrivain que l’auteur représente). Mais, derrière un certain désenchantement, se devine l’espoir que le pays éternel, secret, résiste à la mode et à l’assimilation, car « Les hommes n’ont pas besoin de raison mais de surnaturel. »
Michel Déon, Cavalier, passe ton chemin ! pages irlandaises, Gallimard, 16,50 €
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mercredi, 09 novembre 2005
Salon du livre de Lyon
Le salon du livre de Lyon « Place aux livres ! » se tiendra du 11 au 13 novembre, place Bellecour, sous chapiteau. Il est organisé par l’association « Livres en région » qui a succédé à « Byblis » (2002, 2001) et « Feuilles d’automne » (2000). Après trois années de résultats mitigés, le salon a connu en 2004 une belle affluence avec 30 000 visiteurs et 8500 livres vendus en trois jours.
Renseignements et programme sur le site : http://www.salonlivrelyon.com/
Vous pourrez y rencontrer notamment quelques blogueurs régionaux :
* Christian Cottet-Emard, qui tiendra avec Marie Carreda, le stand des éditions Orage-Lagune-Express, sera présent les vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13. Samedi et dimanche, viendront les rejoindre Anne-Lise Blanchard, Jean-Louis Jacquier-Roux et Ménaché.
* Roland Fuentès signera ses derniers ouvrages, La double mémoire de David Hoog (A contrario, 2004) et La Bresse dans les pédales (Nykta, 2005), le dimanche toute la journée (stand Decitre), et le samedi sur le stand de Nykta
* Enfin je serai présent sur le stand Decitre jeudi 11 novembre de 10 h à 12 h et samedi 12 de 10 h à midi (et le samedi après-midi dans les travées, où j’espère faire de nombreuses rencontres).
07:14 Publié dans Annexes et dépendances | Lien permanent | Commentaires (0)



