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vendredi, 09 avril 2010

Tu écris toujours ?

Vient de paraître aux éditions Le Pont du Change :

Tu écris toujours ?

Manuel de survie à l’usage de l’auteur

et de son entourage

 de Christian Cottet-Emard

 

« En société, votre écrivain jette un froid en plein repas de communion en déclarant que le retour des religions va provoquer une guerre nucléaire et que, pour cette raison, il aurait mieux valu ne pas faire d'enfants : ne vous inquiétez pas. La situation internationale n'est pas plus tendue que d'habitude et votre écrivain a simplement dû se faire refuser un manuscrit.

Votre écrivain est infernal et vous ne savez plus comment vous y prendre avec lui : avez-vous pensé à vous équiper d'un cochon d'Inde ? En observant attentivement ce petit rongeur, vous verrez que votre écrivain et lui ont beaucoup de points communs... »

Dans ce manuel riche de nombreux autres conseils du même tonneau, tout auteur (professionnel, débutant ou amateur) et toute personne de son entourage pourront puiser pour mener une vie meilleure, en totale harmonie (enfin, en principe...)

Avec une lucidité caustique, Christian Cottet-Emard livre une chronique drôle et décapante de la condition d'auteur.

Un extrait gratuit (3 chroniques) sous forme numérique a été mis en ligne sur la plateforme Feedbooks : Tu écris toujours ? (extraits)

 &&&&&

Né le 24 novembre 1959 à Montréal dans l'Ain, Christian Cottet-Emard doit patienter quinze ans avant de fumer son premier cigare.

Il aime s'absenter, en pensée et en forêt.

Auteur de poèmes, d'essais, de romans (dont Le Club des pantouflards, éditions Nykta, collection Petite Nuit, 2006) et de nouvelles, il est membre du comité de lecture de la revue Le Croquant depuis sa création en 1987 et collabore au Magazine des Livres, bimestriel dans lequel de nombreux épisodes de Tu écris toujours ? ont paru en feuilleton. Il a obtenu une bourse d'écriture du Centre national du livre en 2006.

 

Un recueil de 96 pages, format 11 x 18 cm. 13 € port compris. ISBN 978-2-9534259-1-8

En vente aux éditions Le Pont du Change, 161 rue Paul Bert, 69003 Lyon

Renseignements et bon de commande sur le blog des éditions LE PONT DU CHANGE

 

 

lundi, 15 mars 2010

Les quatre saisons de Roland Tixier

Après « Simples choses », paru l'an dernier aux éditions Le Pont du Change, Roland Tixier nous donne à lire de nouveaux haïkus urbains, chez pré # carré éditeur, officine animée par l'ami Hervé Bougel devenu pour la circonstance marchand des 4 saisons.

4saisons.jpg

Ce bel objet est un coffret cartonné, contenant quatre livrets de 32 "haïkus urbains", et un cinquième livret, « Arbres », ensemble de textes écrits par les enfants d'une classe d'adaptation du collège Jacques Duclos, à Vaulx-en-Velin, sous la conduite de Roland et des enseignantes. Ce projet est d'ailleurs soutenu par la municipalité de Vaulx-en-Velin.

En lisant à la suite les 4 livrets, on voit se dérouler une année complète, on revit ces fugitives sensations, communes et éternelles, ancrées dans une saison et un moment particulier, dans la couleur des feuilles, dans la clarté de la lumière, dans la fraîcheur ou la touffeur de l'air, selon le jour. Ces brefs poèmes forment un collier d'instants volés au temps qui passe.

 

Quelques instantanés :

(hiver)

reviendra-t-il enfin

l'envol heureux des pétales ?

le temps est à la neige

 

(printemps)

moineau ébouriffé

dans une flaque d'eau claire

frissons de printemps

 

(été)

chaleur de juillet

seul le papillon

semble ignorer la fatigue

 

(automne)

septembre à sa fin

feuilles vertes feuilles mortes

mêlées dans les rues

 

On retrouve comme dans les précédents recueils cette même simplicité miraculeuse, cette petite touche qui vaut tout un tableau tant elle est juste, précise et sensible, cette attention aux oubliés de la vie (premiers signes du froid / la mendiante de l'avenue / resserre les épaules) comme à nos plus proches voisins (ma voisine a peur / d'avoir à payer en mai / le temps clément de novembre). Roland Tixier sait dire l'humanité dans le quotidien, et l'émerveillement devant l'instant présent, parfois chargé de souvenir :

 

il neige alors on pense

aux années de lumière

de l'enfance envolée

 

 

Les 4 saisons de Roland Tixier, pré # carré éditeur, 52, quai Perrière, 38000 Grenoble

http://precarreditions.hautetfort.com/

 

samedi, 07 novembre 2009

Roland Tixier aux Xanthines

Dans le cadre des Vendredi apéro des Xanthines,

Vendredi 13 novembre à 18 heures,

Roland Tixier lira des extraits de son dernier recueil : Simples choses, un ensemble de 180 haïkus urbains, publié aux éditions Le Pont du Change.

Tixier_ax.jpg

Les Xanthines, café associatif du commerce équitable

33 rue de Condé, 69002 Lyon

métro Perrache ou Ampère

Entrée gratuite sur consommation équitable.

 

samedi, 03 octobre 2009

Le coeur des filles, de Pierre-Jean Blazy

Quand j'étais vieux

j'attendais la nuit

jusqu'aux escarmouches

du crépuscule

 

La vie

cette lune froide

était un désert de silence

je guettais

le sommeil des choses

jusqu'aux lisières de l'hiver

 

Aujourd'hui

ta chaude lande

est la source du ciel

le temps

me fait l'amour

 

Un feu blanc

dégèle les vagues

et révèle

les visages du vent

 

Voici

l'intérieur du cri

une lumière noire

détisse le temps

 

L'espace tombe.

 

blazy.jpgMon ami Pierre-Jean Blazy (il publia mes premiers poèmes en 1983 dans sa revue Janus) vient de publier un nouveau recueil de poésie, Le cœur des filles, aux éditions Manoirante. 47 nuitées qui nous entraînent dans un univers d'images fortes et puissantes, dans une quête inapaisée d'amour et d'accord avec le monde.

Le site des éditions Manoirante.

 

lundi, 03 août 2009

Jean-Pierre Brisset (1837-1919)

LA SALOPERIE


Voici les salauds pris ; ils sont dans la sale eau pris, dans la salle aux pris, dans la salle aux prix. Les pris étaient les prisonniers que l'on devait égorger. En attendant le jour des pris qui était aussi celui des prix, on les enfermait dans une salle, une eau sale, où on leur jetait des saloperies. Là, on les insultait, on les appelait salauds. Le pris avait du prix. On le dévorait et, pour tendre un piège, on offrait du pris et du prix : c'est du prix. - C'est duperie, répondait le sage. N'accepte pas de prix, ô homme, c'est duperie.

in La science de Dieu

D'autres textes de ce "fou littéraire" sont à lire sur le blog de la revue Casse.

mardi, 14 juillet 2009

La "couleur de la voix" de Gabriel Le Gal

En hommage à Gabriel Le Gal, décédé le 11 juillet dernier, je republie cette note écrite le 20 mars 2006.

 

 

Depuis son premier recueil publié en 1978, Gabriel Le Gal conduit une œuvre poétique d’une grande justesse. Ses textes sont des états de grâce, de précieux équilibres, aussi simples que magiques. Son dernier recueil, Pas la peine d’aller au Japon - dont sont extraits les quelques poèmes ici reproduits - vient de paraître à la Librairie-galerie Racine.

Signalons un dossier consacré à Gabriel Le Gal sur le site d’Orage-Lagune-Express, comprenant notamment une étude de Nicole Vidal-Chich.

 

 

*

 

Elle n'était

Que lèvres de couleur au centre

Du petit visage ovale

Lèvres de braise

Ou de géranium odorant

Dans octobre clair

Que lèvres de rouge frémissant

 

Que serait le moment venu

La couleur de sa voix ?

 

*

 

Les nuages glissant vers l’Est s’amincissent

Nous laissant à découvert

Le temps nous ronge

A petits feux

A petits bruits

Aussi ténu que dents de rat

On se figure être le même

On se croit toujours le jeune homme qu’on fut

Et pour un peu on dormirait

Au bruit du discret du temps

Comme le meunier au bruit de l’eau de son moulin

 

*

 

Bien qu’il ait sous le vent et le froid

Resserré ses eaux

Le fleuve emportait par la ville

Vert et bleu le ciel

Qui s’y était glissé

 

*

 

L'employé de la mairie

qui fait le tour des pelouses

pour remettre face à l'étang

les chaises de plastique

en rangs bien alignés

ne déplacera pas celle

où repose

le jeune fardeau d'une femme

dont la chair et les yeux

à demi sommeillant

prennent et filtrent

un soleil encore favorable

il passera son chemin

et s'il a quelque regret ce n'est pas

de ce rang qui boite un peu c'est

de ce fardeau de tendresse

qu'il n'a pas osé soulever

 

 

in Pas la peine d’aller au Japon

Librairie-galerie Racine, 23 rue Racine, 75006 Paris.12 euros.

www.librairie-galerie-racine.com

11:04 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : poésie, le gal

lundi, 15 juin 2009

Malbosque, de Gilles Bailly

«La terrasse s'avance sur une portion entièrement écroulée du mur d'enceinte. Nous surplombons la chevelure noire de la forêt qui s'étend à perte de vue. Nous avons sorti deux transats. Lui fume une pipe d'eucalyptus. Moi je hume le souffle de la canopée. Je sens la présence réconfortante des arbres. Mais leur contact me manque. J'ai erré une partie de la soirée dans les entrailles d'une gigantesque bête qui m'a digéré lentement. J'ai senti croître en moi quelque chose de sombre, remontant du fond des âges.»

 

malbosque_vignette.gifUn écrivain raté qui part chercher l'inspiration dans la France profonde, un mystérieux village qui se déplace, un pacte avec le règne végétal, une expérience de reconversion civilisationnelle, un périple dans les entrailles de la terre, une Europe en cours de balkanisation: Malbosque est un recueil dont les nouvelles auraient fusionné en une seule entité, un récit de facture composite dans lequel se côtoient des éléments relevant à la fois du réalisme, du fantastique, du nonsense, de la science-fiction et du surréalisme. Le ton, souvent décalé, ne tempère jamais vraiment un lyrisme assumé et une compassion affichée pour la condition humaine. L'errance des personnages au coeur d'un monde tourmenté, au bord du gouffre, les conduira, de métamorphose en métamorphose, jusqu'à l'inévitable communion qui réconciliera tous les éléments de la Création.

 

Gilles Bailly, que l'on a connu animateur de la revue Salmigondis (avec Roland Fuentès), publie aux éditions La Clef d'Argent ce premier roman, lequel inaugure la nouvelle collection FiKhThOn (romans étranges et fantastiques, insolites et inclassables).

ISBN 978-2-908254-72-3 - 12 Euros.

Le site de l'éditeur : La Clef d'Argent