Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 13 février 2013

Un article de Christian Cottet-Emard

Christian Cottet-Emard m'a consacré un article de fond dans le numéro 28 de la revue Chiendents, dont il a reproduit le texte sur son blog :

Jean-Jacques Nuel et ses doubles ou l'auteur en stéréoscopie.

vendredi, 19 octobre 2012

Une lecture au Carré 30

Mardi 30 octobre 2012 à 20 heures, au Carré 30, 12 rue Pizay, 69001 Lyon :

Rencontre avec les éditions "Le pont du change".

Banlieue et ailleurs,

avec Roland Tixier et Jean-Jacques Nuel.

Le quotidien de la banlieue Est, de Roland Tixier. Les textes étranges et surprenants de Jean-Jacques Nuel, qui est aussi l’éditeur du "Pont du Change" à Lyon. Les deux lectures seront suivies d’une présentation des éditions.

Tarifs : 8/5 €

http://carre30lyon.free.fr

 

jeudi, 26 avril 2012

Une lecture VERSO

6a00d83451db3869e2016304b8b516970d-500wi.jpg

verso,nuel,tixier

verso,nuel,tixier

(photos de ma lecture par Josette Vial)

dimanche, 19 juin 2011

"Tu écris toujours ?" sur Feedbooks

tut_cce.jpgLe recueil de chroniques humoristiques de Christian Cottet-Emard, Tu écris toujours ?, a été publié l'an dernier aux éditions Le Pont du Change.

Un extrait (3 chroniques) a été mis en ligne par ailleurs sur la plateforme Feedbooks, sous forme de livre numérique gratuit. Cet extrait a été téléchargé plus de 600 fois depuis le mois de mai 2010.

Pour le livre papier, voir le site de l'éditeur.

 

 

samedi, 23 avril 2011

Revue de détail n° 24

(Cet article est paru dans Le Magazine des livres n° 29 .)

Un annuaire des revues

couverture-arlit-2010.jpgLa parution de l’annuaire des revues littéraires ARLIT, dont Roger Gaillard livre la cinquième édition chez L’Oie plate, réjouira les amateurs de revues comme les auteurs en quête de publication. Plus de 500 revues (sous forme papier) sont répertoriées, dont la plupart de création littéraire ou artistique, ou de critique littéraire. Parmi celles-ci, 325 revues publient de la poésie, 200 des contes et nouvelles, 140 des récits et des extraits de roman ou de récit, 200 s’intéressent aux petites formes (pamphlet, insolite, écrits intimes, proses très littéraires, journal et récit de voyage, pastiche...), 56 publient de l’humour, 23 du théâtre, et 50 de la SF ou du polar. Une fiche d’information d’une demi-page sur chaque titre donne les caractéristiques essentielles : adresse et coordonnées, année de création, caractéristiques techniques, tirage, aspect, contenu, genres publiés, prix, montant de la rémunération éventuelle, ainsi que des commentaires critiques sur la politique de la revue sous forme d’un avis au lecteur. Un instrument bien utile pour qui veut connaître ce monde resté marginal et qui compte des trésors, aussi bien pour l’aspect artistique de certaines réalisations que pour la qualité des textes publiés. La revue a toujours constitué un laboratoire pour la création comme pour la réflexion.

Cette cinquième édition ne compte que 544 revues (contre plus de 1000 dans l’édition antérieure). La mortalité des revues a été très importante ces dernières années. Selon Roger Gaillard, de multiples raisons expliquent cette réduction : la diminution du lectorat, d’abord, les jeunes lisant moins et étant intéressés par d’autres formes de culture, la diminution des aides publiques, et surtout, la montée en puissance de l’internet et des revues en ligne, tuant la revue papier. Celles qui restent sont souvent produites par de grandes maisons d’édition, ou portées par des équipes passionnées.  

 

ARLIT, Annuaire des revues littéraires, par Roger Gaillard, L’Oie plate, 2010, 320 pages format A4, 36 €.

http://www.loieplate.com/

 

 

mercredi, 01 septembre 2010

Tu écris toujours ? (article)

Un article de Jean-Loup Martin sur le recueil de chroniques humoristiques de Christian Cottet-Emard.

 (précédemment paru le mois dernier sur le site de Lekti-ecriture)

 

couvCCE2.jpgQuelle jubilation à lire ce «manuel de survie»! Les écrivains inconnus, méprisés ou simplement oubliés par notre «déplaisante société» (cet «environnement socio-économique irrémédiablement hostile aux littéraires») s’y reconnaîtront, peut-être avec une pointe d’amertume, sûrement avec un immense amusement, avec reconnaissance aussi. Les «amis non-écrivains» de l’écrivain inconnu apprendront à connaître leur ami, celui qui «écrit toujours», contre vents et marées, contre vents mauvais et marées basses; peut-être même éviteront-ils de lui poser encore, au bout de dix ans, de vingt ans, de trente ans, la question qui blesse, qui tue : «Tu écris toujours ?». Mieux vaut peut-être le silence et l’oubli que l’incompréhension obstinée et compatissante (ou méprisante ?).

Oui, Christian Cottet-Emard «écrit toujours», pour notre plus grande joie. On lui doit des poèmes, des essais, des romans et nouvelles, et puis ce petit bijou, aux Éditions «Le Pont du Change», que Jean-Jacques Nuel vient de fonder (en 2009) à Lyon. On y trouve des «conseils aux écrivains» : … «qui se font interviewer», «qui ont encore des amis non-écrivains et non-littéraires», «qui ne savent rien faire d’autre», «qui veulent donner des conseils aux écrivains», et beaucoup d’autres encore, tous plus drôles et judicieux les uns que les autres. Tout ceci est allègre, caustique, va de l’humour parfois noir au rire presque toujours jaune, mais toujours avec empathie et malice et la sagesse d’un vieux matou, comme l’adorable et insupportable Sir Alfred, le chat du voisin écrivain lui aussi, à qui il ne faut offrir que des sardines «Ohé matelot», sinon il est «très malade» (et la compagne du voisin-écrivain l’est aussi quand elle a fini de nettoyer la maison).

D’ailleurs ces «conseils» prennent souvent la forme d’anecdotes pittoresques, irrésistiblement drôles, même quand elles sont navrantes : ainsi Christian Cottet-Emard a publié son premier livre à compte d’auteur et a vu arriver des cartons pleins de livres invendables, a participé à des «salons» du-livre-et-des-produits-bio entre une «viticultrice bio» (malheureusement allergique aux cigares de notre infortuné auteur) et un «sourcier-magnétiseur», a été interviewé par un journaliste incompétent (un journaliste… sportif en fait!), qui se souciait de littérature comme l’auteur de «sports de ballon»… (L’auteur n’aime pas les «sports de ballon», ce qui le rend infiniment sympathique !)

Tout ceci est très amusant et revigorant. Le lecteur jubilera aussi en découvrant les coups de griffe (oui, décidément, le matou…) à Philippe Sollers, à Philippe Delerm (et ses «proses aux petits oignons»), à Christian Bobin et à quelques autres écrivains installés et reconnus – comme à sa «sorcière bien-aimée» (lisez donc ce délicieux petit livre pour découvrir avec joie de qui il s’agit !) – comme au désastreux enseignement de la littérature dans notre système scolaire. Ce livre lui fera découvrir un écrivain proche, caustique mais fraternel, ironique mais chaleureux, désabusé mais tonique et dynamique, qui conclut ainsi: «(…) aujourd’hui, ayant atteint le demi-siècle, oui, évidemment, j’écris toujours !».

Jean-Loup MARTIN

 

TU ÉCRIS TOUJOURS ? «Manuel de survie à l’usage de l’auteur et de son entourage», Christian Cottet-Emard, Éditions «Le Pont du Change», 161 Rue Paul Bert, 69003 Lyon, avril 2010, 96 pages, 13 euros.

Le site de l'éditeur :

http://lepontduchange.hautetfort.com

 

lundi, 07 juin 2010

Béraud de Lyon

berauddelyon.jpgDans ce numéro 21 des Cahiers Henri Béraud, Roland Thévenet évoque sa découverte fortuite de l'auteur : « Il fallut donc le hasard de recherches en bibliothèque à propos d'un livre que j'écrivais en 1981 pour que me fut révélée l'existence d'un auteur lyonnais ayant reçu un Goncourt, ayant publié une soixantaine d'ouvrages, ayant parcouru l'Europe en étant le journaliste le mieux payé de France, et dont j'ignorais jusqu'au nom. Alors que j'avais fait mes études à Lyon. Des études de lettres ! »

Il ajoute : « Efficace, l'omerta des élites lyonnaises ! »

Comme Roland Thévenet, j'ai fait des études de lettres à Lyon, dans l'ignorance complète de Béraud, que j'ai lu encore plus tardivement.

Léon Bloy fut victime d'une conspiration du silence. L'auteur lyonnais Henri Béraud, en grande partie pour le mauvais rôle qu'il tint lors de la deuxième guerre mondiale (collaborateur de la revue Gringoire, il fut condamné à mort à la Libération avant d'être finalement gracié par de Gaulle) et en partie pour les solides inimitiés qu'il collectionna, fut victime, lui, d'une véritable tentative d'effacement de la mémoire collective. Auteur célèbre et populaire en son temps, journaliste aussi connu et apprécié qu'Albert Londres, il devint un sujet d'opprobre, un auteur maudit dont plus personne n'osait lire les livres et que sa ville renia. Aucune rue ne porte aujourd'hui son nom dans sa ville natale.

J'ai pris conscience de l'intérêt de son œuvre lors d'une conférence de Roland Thévenet aux Xanthines. La lecture du livre autobiographique Qu'as-tu fait de ta jeunesse ? a été plus qu'une découverte : une révélation et un enchantement. Béraud est de loin le plus grand écrivain que Lyon a vu passer au vingtième siècle (ville qui peut s'enorgueillir pourtant d'avoir connu de très bons auteurs, comme Calaferte ou Reverzy).

 « Il y a dans la phrase d'Henri Béraud quelque chose d'asséné et de brutal, de juste et d'élégant, et même souvent de raffiné, qui fait sa fête à tout amoureux de la langue française. » nous dit Roland Thévenet. Ce cahier évoque essentiellement les années de jeunesse et de formation lyonnaises de Béraud, et on aimerait en savoir plus. On a hâte de voir enfin édité un livre qui nous donne à redécouvrir la totalité et la cohérence de cette œuvre.

 

Béraud de Lyon, par Roland Thévenet

(cahier Henri Béraud XXI - Hiver 2009-2010)

Edition ARAHB (Association rétaise des amis d'Henri Béraud) BP3 17111 Loix-en-Ré